L i f e i s b e a u t i f u l

L i f e i s b e a u t i f u l
ce dont on manque

"Ce qu'on a pas, ce qu'on n'est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l'amour." Platon


ce dont on manque
ce dont on manque

ce dont on manque

jeudi 11 février 2010

Addiction naturelle (encore)...

Addiction naturelle ( encore )...





Eviter l'agitation, la torpeur, la dissimulation,
Passer chaque jour comme si c'était le dernier...
Essayer de goûter, savourer tous les petits moments simples qu'offre la vie...
Peut-être, tenter rester humble et se faire tout petit.












Elévation

Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,
Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l’onde,
Tu sillonnes gaiement l’immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.
Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ;
Va te purifier dans l’air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.
Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse
S’élancer vers les champs lumineux et sereins ;
Celui dont les pensées, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes !

Charles Baudelaire - Les fleurs du mal







"Les humbles travaux quotidiens, 
la simplicité de la vie,
les modestes joies qu'on se tisse 
dans la couleur du temps qui passe,
tout cela ressemble étrangement au bonheur."
Eve Belisle

lundi 8 février 2010

Addiction naturelle...

Addiction naturelle




"La nature est belle quand elle a l'aspect de l'art,
et l'art ne peut être appelé beau que si nous avons conscience que c'est de l'art
et s'il offre cependant l'apparence de la nature".
Kant












"Je vous tiens toute vive entre mes bras, Nature,
Ah ! faut-il que mes yeux s'emplissent d'ombre un jour
Et que j'aille au pays sans vent et sans verdure
Que ne visitent pas la lumière et l'amour..."
Anna de Noailles








Nature, laisse-moi...

Nature, laisse-moi me mêler à ta fange,
M'enfoncer dans la terre où la racine mange,
Où la sève montante est pareille à mon sang.
Je suis comme ton monde où fauche le croissant
Et sous le baiser dru du soleil qui ruisselle,
J'ai le frisson luisant de ton herbe nouvelle.
Tes oiseaux sont éclos dans le nid de mon coeur,
J'ai dans la chair le goût précis de ta saveur,
Je marche à ton pas rond qui tourne dans la sphère,
Je suis lourde de glèbe, et la branche légère
Me prête sur l'azur son geste aérien.
Mon flanc s'appesantit de germes sur le tien.
Oh ! laisse que tes fleurs s'élevant des ravines
Attachent à mon sein leurs lèvres enfantines
Pour prendre part au lait de mes fils nourrissons ;











D'avoir sucé la vie à ma veine profonde.
Personne ne saura comme un fils né de moi
M'aura donné le sens de la terre et des bois,
Comment ce fruit de chair qui s'enfle de ma sève
Met en moi la lueur d'une aube qui se lève
Avec tous ses émois de rosée et d'oiseaux,
Avec l'étonnement des bourgeons, les réseaux
Qui percent sur la feuille ainsi qu'un doux squelette,
La corolle qui lisse au jour sa collerette,
Et la gousse laineuse où le grain ramassé
Ressemble à l'embryon dans la nuit caressé.
Enfant, abeille humaine au creux de l'alvéole,
Papillon au maillot de chrysalide molle,
Astre neuf incrusté sur un mortel azur !
Je suis comme le Dieu au geste bref et dur
Qui pour le premier jour façonna les étoiles
Et leur donna l'éclair et l'ardeur de ses moelles.
Je porte dans mon sein un monde en mouvement
Dont ma force a couvé les jeunes pépiements,
Qui sentira la mer battre dans ses artères,
Qui lèvera son front dans les ombres sévères
Et qui, fait du limon du jour et de la nuit,
Valsera dans l'éther comme un astre réduit.

Cécile Sauvage










"Je sais que la poésie 
est indispensable,
mais je ne sais pas à quoi."
Jean Cocteau

samedi 6 février 2010

Essentiel...





"Deviens ce que tu es,
fais ce que toi seul peut faire."

Frédéric Nietzsche













La lumière traverse ma dure écorce ;
Les rayons brûlent, en feu mon enveloppe ;
Le soleil me griffe de ses doigts incandescents
Et me nourrit de son essence vitale ;
Une telle force, énergie, coule en moi…
Je me sens éternel et surtout invincible.
Mon cœur est empli de joie, de rires
Et je donne à la terre mes fruits,
Mon essence, mes origines, telle une offrande
Offerte pour éclairer et adoucir le monde.















A l’ombre d’un olivier

Ta mère t'attendra
à l'ombre d'un olivier
avec un bol de lait
et une poignée de figues

Tu iras jusqu'à la source
de tes ancêtres
te laver les pieds
de toute trace
de voyage

Tu monteras sur le toit
de notre maison
Et tu attendras
le réveil du soleil

Tu jetteras des pépites
de rêves aux oiseaux
qui iront les semer
aux quatre coins

du monde.



Mohamed El jerroudi











"On ne voit bien qu'avec le coeur.
L'essentiel est invisible pour les yeux."
Antoine de Saint-Exupéry

jeudi 4 février 2010

Porte-bonheur !





Des jours, des mois, des années sont passées
Et ma branche porte sans fléchir ce soleil
Qui apparaît tous les jours, à la même heure...
C'est mon secret, ma joie, ma destinée !
De terre, d'air, de soleil, je suis olivier.


"Chacun porte son bonheur en soi."
Witold Gombrowicz

mardi 2 février 2010

Zen comme zénitude...





"Le bonheur est une petite chose que l'on grignote,
assis par terre, au soleil."

Jean Giraudoux










Cette après-midi,
Le ciel était bleu.

Plongé dans les herbes sauvages,
Le bleu du ciel plein les yeux,
Mes pensées s'envolent, s'évaporent,
Se diluent dans l'air bleu ;
Allongé, du vent plein les cheveux,
Jouant à cache-cache avec le soleil,
Je m'endors, bercé par la lumière,
Me laissant flotter sur les vagues,
L'eau, le ciel et l'espace.














Sensation

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud







"L'âme a la couleur du regard.
L'âme bleue seule 
porte en elle du rêve,
elle a pris son azur 
aux flots et à l'espace."
Guy de Maupassant

dimanche 31 janvier 2010

Zen comme zénith...





"L'extraordinaire nous attire un instant,
la simplicité nous retient plus longtemps,
parce que c'est en elle seule que réside l'essentiel."
Garry Winogrand







Léger balancement de joncs
Bercés de soleil, de vent,
Danse de corps, des hanches
Lentement se balancent,
Sensuels, calmes, tranquilles,
Zen comme soleil au zénith ;

Cette après-midi,
Le soleil était chaud.












"Le soleil était encore chaud ;
cependant il n'éclairait presque plus la terre ;
comme un flambeau placé devant les voûtes gigantesques
ne les éclaire plus que par une faible lueur,
ainsi le soleil, flambeau terrestre, s'éteignait
en laissant échapper de son corps de feu
une dernière et faible lueur,
laissant encore cependant voir les feuilles vertes des arbres,
les petites fleurs qui se flétrissaient,
et le sommet gigantesque des pins,
des peupliers et des chênes séculaires.
Le vent rafraîchissant, c'est-à-dire une brise fraîche,
agitait les feuilles des arbres
avec un bruissement à peu près semblable à celui
que faisait le bruit des eaux argentées du ruisseau qui coulait à mes pieds.
Les fougères courbaient leur front vert devant le vent.
Je m'endormis,
non sans m'être abreuvé de l'eau du ruisseau."

Arthur Rimbaud










"La sagesse est de voir 
le nouveau dans l'ordinaire,
en s'accommodant du monde 
tel qu'il est.
Il y a des trésors cachés 
dans l'instant présent."
Santoka

samedi 30 janvier 2010

Les tiroirs...




J'ai une "sale" habitude...
celle de tout laisser traîner et surtout de ne rien ranger !
Et vous ?...:)

vendredi 29 janvier 2010

Ecailles imaginaires...



Pouvoir de l'imagination m'emmène loin
Pouvoir de l'imagination m'emmène loin
à la vue de ces simples bouts de carton,
de peinture écaillée, de fil de fer grillagé...
Et puis, avec mon imaginaire,
je m'envole avec mon imagination
dans un autre monde face au monde de la réalité.










Les jungles

Sous l'herbe haute et sèche où le naja vermeil
Dans sa spirale d'or se déroule au soleil,
La bête formidable, habitante des jungles,
S'endort, le ventre en l'air, et dilate ses ongles.
De son mufle marbré qui s'ouvre, un souffle ardent
Fume ; la langue rude et rose va pendant ;
Et sur l'épais poitrail, chaud comme une fournaise,
Passe par intervalle un frémissement d'aise.
Toute rumeur s'éteint autour de son repos.
La panthère aux aguets rampe en arquant le dos ;
Le python musculeux, aux écailles d'agate,
Sous les nopals aigus glisse sa tête plate ;
Et dans l'air où son vol en cercle a flamboyé,
La cantharide vibre autour du roi rayé.
Lui, baigné par la flamme et remuant la queue,
Il dort tout un soleil sous l'immensité bleue.

Mais l'ombre en nappe noire à l'horizon descend,
La fraîcheur de la nuit a refroidi son sang ;
Le vent passe au sommet des herbes ; il s'éveille,
Jette un morne regard au loin, et tend l'oreille.
Le désert est muet. Vers les cours d'eau cachés
Où fleurit le lotus sous les bambous penchés,
Il n'entend point bondir les daims aux jambes grêles,
Ni le troupeau léger des nocturnes gazelles.
Le frisson de la faim creuse son maigre flanc
Hérissé, sur soi-même il tourne en grommelant ;
Contre le sol rugueux il s'étire et se traîne,
Flaire l'étroit sentier qui conduit à la plaine,
Et, se levant dans l'herbe avec un bâillement,
Au travers de la nuit miaule tristement.

Charles-Marie Leconte de Lisle



"L'imaginaire et le réel 
sont deux lieux de la vie."
Jacques Lacan

jeudi 28 janvier 2010

Boîtes... aux lettres !







Lettres écrites au poison
Brûlent mes entrailles
Me terrassent de gorgées

Rouges, rouilles
Ronge, crache venin,
Sang, trippes et vie ;
Je meurs de soif,
j’étouffe et ne puis crier.
Du feu, c’est l’enfer !

Je suis un insecte
Absurde, j'ai la trouille ;
Ces boîtes sont vides
Et périssent lentement
Dans leur rouille !











"Il y a certes bien des absurdités
dans ces innombrables prières 
jetées tous les soirs
dans la boîte aux lettres de l'infini."
Victor Hugo

mercredi 27 janvier 2010

La vie est une loterie...





"En général nous avons des possessions
parce qu'en dehors d'elles nous n'avons rien :
nous sommes des coques vides, nous ne possédons pas.
Nous remplissons nos vies de meubles, de musique, de connaissances, de ceci ou cela.
Et cette coque fait beaucoup de bruit, et ce bruit nous l'appelons vivre,
et avec cela nous sommes satisfaits."
Jiddu Krishnamurti



"La vie n'est qu'une longue perte 
de tout ce qu'on aime."
Victor Hugo

mardi 26 janvier 2010

100 eyes Magazine...


From 100 Eyes Magazine : Gade, Haiti Photograph (c) Rex Curry All rights reserved


Gade, Haiti !

Juste pour poser un regard dans la vie quotidienne haïtienne...
mais aussi pour y apporter de la vie !
Vu sur le site 100 eyes Magazine

lundi 25 janvier 2010

Abscence, vide, manque...





"Le bonheur est vide, le malheur est plein."
Victor Hugo







La Fin

Pourquoi on aime tellement regarder le soleil qui se couche ?
Sur un lac doré, derrière une montagne rose
Ou sur une plage déserte un soir d’été
Cette boule de feu plongeant doucement dans la mer lointaine
Le soleil qui se lève, c’est l’expectation, le début

Mais les débuts sont vides, nous les comprenons
Les débuts sont là pour donner du sens aux fins
Nous sommes toujours fascinés par les fins

Même si ce ne sont que des fausses fins
Comme la fin d’un voyage ou d’un film
On sait bien qu’à la fin d’un film, l’histoire continue après
Il faut juste l’écrire
Le soleil qui se couche doucement un soir d’été

Nous ramène chaque fois vers cette fascination de la fin
La fin de la journée ou la fin sans fin ?
Regarder le soleil qui se couche nous aide à mieux comprendre

Que nous ne comprenons rien de la fin, car la fin c’est la fin
Et à la fin, il n’y a rien

Jules Delavigne










Sans Elle

Regarder devant
avoir peur des gens
Souffrir en dedans
être hors du temps
Comment n’avons nous pas senti
alors que tout était parfait
que le peu de notre vie
s’évaporait comme si de rien n’était
Aujourd’hui tout recommencer
réapprendre les gestes et les gens
pour que demain sublimer
me fasse traverser le temps

Ethan Street








Il y a des absences, des vides, qu'on ne peut jamais combler...
ce qu'on appelle le "manque" !
"Un jour vient où vous manque une seule chose
et ce n'est pas l'objet de votre désir, c'est le désir." Marcel Jouhandeau
A quoi bon chercher à essayer de se remémorer, se souvenir, se rappeler...
Ce qui manque n'est pas passé mais à venir !
Voir devant et avancer, pour mieux faire exister en soi
l'être aimé et qui vient à manquer...

Pour toi C..



"La douleur, c'est le vide."
Jean-Paul Sartre