L i f e i s b e a u t i f u l

L i f e i s b e a u t i f u l
ce dont on manque

"Ce qu'on a pas, ce qu'on n'est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l'amour." Platon


ce dont on manque
ce dont on manque

ce dont on manque

samedi 17 mars 2012




Amour, amitiés et tendresse en ce jour K'line...
Je me joins à ta peine.

samedi 3 mars 2012

Ciel doré au-dessus des toits...

Ciel doré au-dessus des toits...




"La raison d'aimer, c'est l'amour."
Antoine de Saint-Exupéry








Parfum de fleur dorée

Une fleur soleil dorée s’endort dans le ciel ; 
Mon regard tourné vers cette lanterne, rouge de lumière, 
Fleur de douceur comme douce et tendre enfance, 
Je me souviens  de couleurs, de parfums souvenirs framboises, 
Ecarlates et vifs comme douleur et passion... 
Un amour éclaire mon visage de sa douce clarté, 
Chaleur du passé au goût acide et sucré, 
Saveurs de pain d’épice et d’après-midi sourires,  
Au soleil ton parfum s’évapore à mes pensées ; 
Je me souviens de ton prénom et de tes cheveux,  
Rubans de soie qui effleurent mon front, mes joues, ma bouche, 
Rire citron qui pétille et me pique de son vert anis… 
Nous nous échappions en courant de l’école, 
Ta main dans la mienne, les yeux tournés vers l’horizon, 
Vivre encore des moments légers, éphémères,  
Avec toi, ton merveilleux sourire et tes éclats de rire, 
Ceux qui maintenant m’envahissent les yeux de toute leur lumière, 
Devenus moments éphémères maintenant pour moi éternité ; 
Dans le soleil, cette fleur ce jour en retrouve la clarté, 
Et je me souviens de ton prénom comme d’une vérité. 






Comme une vérité…

Je me souviens de ton prénom dans cette clarté, 
Fleur aux sentiments doux et frais comme la rosée, 
Près de toi, allongé, le menton dans l’herbe et les fleurs citronnées, 
Mon corps face à la terre, mon épaule effleurant la tienne, 
D’un même regard, nous regardions le monde et sa lumière, 
Nos pensées s’envolant vers un infini d’une couleur bleutée ; 
Tu as prononcé quelques mots, je me souviens, 
Quelques syllabes des mots amour et je t’aime, 
Enroulant tes bras autour de mon cou pour écouter mes rêves… 
Les yeux tournés vers le ciel doré, nous écoutions
Les battements du soleil aux parfums orangés, 
La mélodie des chants d’oiseaux s’envoler, 
Regardions la terre tourner et nous d’un seul souffle l’arrêter ; 
Tes cheveux caressant mes yeux et chatouillant mon nez, 
Nos lèvres se sont rapprochées pour le plus doux des baisers... 
Je sens encore la douceur sucrée de tes lèvres velours
Offertes à ma bouche pour toute une éternité… 
Je me souviens encore de ton prénom et de sa sincérité.






Nous nous offrions l’éternité !

Mon regard a pris la couleur de tes yeux ensoleillés, 
Ton sourire si doux je ne peux point l’oublier ; 
Aujourd’hui, les oiseaux se sont bel et bien envolés, loin,
La mélodie de leur chant n’étant plus qu’un léger murmure 
Et la terre vois-tu ne s’est point arrêtée de tourner ; 
T’ai-je à nouveau aperçue dans la chaleur de l’été, 
De l’automne ou dans un champ d’écoliers ?
Bien des feuilles ont chantées les saisons, sont tombées, 
Mais la vérité c’est que longtemps, terriblement, tu m’as manqué ; 
Parfois, face au soleil, enveloppé d’une tendre clarté, 
Vient s’amuser sur mes lèvres comme un goût sucré, 
Saveur et caresse que je ne peux effacer.
Nous avons échangé une fois un long regard en mai, 
Et avons aperçu deux enfants qui se souriaient, 
Les bras dans l’herbe, les bras autour du cou… 
Le temps s’est alors suspendu autour de nos pensées ; 
J’ai senti alors la douceur et la chaleur de ta main, 
Autour de mon cou désormais contrainte à ne point s’enrouler ; 
Tu sais, mon cœur tape encore au rythme de cette année, 
Où nous étions ensemble, courant comme des écoliers ; 
Nous avions dix ans Sylvette et me souviendrai de ton prénom 
A jamais, chaque jour, pour l’éternité.









Et puis, un jour, l'amour s'est envolé...






"Quand un hasard éveille l'amour,
tout s'ordonne dans l'homme selon cet amour,
et l'amour lui apporte le sentiment de l'étendue."
Antoine de Saint-Exupéry

mardi 7 février 2012

Terre... temps de promesses

Terre... temps de promesses



"Le nomade ne se met pas en marche
s'il n'a pas une Terre promise à laquelle rêver."
Jacques Attali







J'ai oublié que je vis sur la terre,
Et ne fait qu'un avec la poussière...
Le mot culture, différent de nature,
Nomme mes loisirs, soi-disant savoir,
Pour espérer devenir un être cultivé,
Produit de consommation d'une société,
Soit-disant culturelle... mais je me tais !
D'ailleurs, autant me taire... et je le sais...







Et pourtant, là est cette promesse,
Sous mes pieds, dans ma terre,
A l'horizon d'une terre promise ;
Un retour à la culture, au savoir,
A savoir : tenter devenir un être cultivé,
Ne pas oublier, haïr, trahir mes origines...







Une terre nette, sans jeu de mots,
Mais il fallait bien que je le dise,
Est-ce possible à retrouver, à espérer ?
Dois-je labourer mes savoirs-être
Comme tirer ou tracer des sillons
Dans cette culture qui nous soude :
Nous sommes tous issus de la terre ?













Un paradis perdu enfin retrouvé,
Après avoir brûlé mes convictions,
Purifié mon âme et retrouvé ma maison...
Il n'est jamais trop tard pour exister
Se lever et se remettre en marche...







Alors, je pars en expédition, seul,
Vers ce nouveau monde qu'est la terre,
Entre les entrailles du monde et le ciel !









Je sais que je vais y trouver de l'or,
Mettre des semences et peut-être y amener la vie ;
Culture infernale mais terre où il fait bon vivre !
Elle est là cette promesse sous mes pieds, dans ma terre
Et à l’horizon, une terre promise...








"La terre est le probable paradis perdu."
Federico Garcia Lorca

samedi 31 décembre 2011

:-)





"Imagine all the people,
Living life in peace..."
John Lennon
"Imaginez tous les gens,
Vivant leurs vies dans la paix..."
John Lennon

dimanche 30 octobre 2011

Le sentier de Bacchus

Le sentier de Bacchus




"La poésie a ce privilège
qu’on peut en boire jusqu’à l’ivresse,
et ce que cette ivresse guérit de toutes les autres."
Fortunat Strowski







Enivrez-vous de lumière,
De joie, de bonheur,
Sans oublier les peines.
Mon âme est une vigne
Sur le sentier de Bacchus,
Poète des joies et des rires ;
Le soleil m'a fait perdre la tête,
M'a emporté dans sa poésie.



















Enivrez-Vous

Il faut être toujours ivre. Tout est là ; c'est l'unique question.
Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules
et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous !
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez,
l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge,
à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle,
demandez quelle heure il est ; et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront :
« Il est l'heure de s'enivrer ! Pour ne pas être les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous sans cesse !
De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. »

Charles Baudelaire











Ce chemin au bord du vignoble,
Je l'ai nommé "Sentier de Bacchus",
Parce que j'y ai trouvé la lumière !







"L’âme est l’organe du bonheur
comme l’œil est celui de la lumière."
Père Bruckberger

dimanche 9 octobre 2011

L'âme d'un prédateur [ Octobre rouge - suite ]

L'âme d'un prédateur [ Octobre rouge - suite ]




"Pénètre dans l’âme qui dirige chacun
et laisse tout autre pénétrer dans ton âme à toi."
Marc-Aurèle







Envolée, mon âme s'éveille,
Chasse du regard l'horizon,
Renifle le moindre son ;
Je suis papillon prédateur,
Devenu chat, félin, sans âme...







Je ronronne et m'étire...







Le mois d'octobre est rouge
Comme sang de métamorphose.











Errance des âmes au ras du sol,
Souffles expirées de la terre,
J'habite neuf vies et un seul corps ;
Je me laisse transporter dans mon rêve...







Je deviens veinure de feuille,
Ecoute mon corps se fissurer,
Vert, jaune, roux, poussière...









Je ne fais qu'un avec nature
Et suis dans chaque élément !







Soudain, un bruit imperceptible...







Ce qu’il y a dans l’œil du chat

Si vous saviez ce qu’il y a
Dans l’oeil sans fond d’un petit chat,
Qu’il soit jaune, vert ou lilas,
Vrai, vous n’en reviendrez pas !

On y voit des oiseaux de lune,
Des palais de laine et de lait,
Le Sphinx émergeant de ses dunes,
Et des ballets ultraviolets.

Sur des bassins d’une eau sans rides
S’épanouit la fleur de lotus
Tandis qu’une main translucide
Peint des soleils sur papyrus.

Tout l’univers est reflété
Dans cette goutte de lumière
Qui ouvre sur l’éternité
Ainsi qu’un hublot sur la mer.

Marc Alyn










Le bruit du vent dans les feuilles ?











Les pas d'un homme ou d'un rongeur ?







L'espace d'un instant,
Un après-midi d'octobre,
Je me suis imaginé papillon,
Devenu l'âme d'un prédateur ;
Ce n'est qu'un songe, une illusion,
Un jour d'octobre rouge...









J'habite neuf vies et un seul corps ;
Je me laisse transporter dans mon rêve...
Ses yeux m'observent !







"Il suffit de croiser son regard
avec celui d’un chat
pour mesurer la profondeur des énigmes
que chaque paillette de ses yeux
pose aux braves humains que nous sommes."
Jacques Laurent