L i f e i s b e a u t i f u l

L i f e i s b e a u t i f u l
ce dont on manque

"Ce qu'on a pas, ce qu'on n'est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l'amour." Platon


ce dont on manque
ce dont on manque

ce dont on manque

dimanche 16 mars 2014

Coup de foudre !






"Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer."
André Malraux














A Coralie...


Tous les chemins ne sont pas fiables,
Tous les endroits sur terre ne sont pas agréables,
Toutes les couleurs ne sont pas les mêmes...

De ces différences naissent les histoires d'amour...

Je suis tombé amoureux d'un bout de terre,
D'une langue faite d'arbres et de roches,
Là où parlent les pierres, le vent et les vagues,
Ces plis là-bas sur cette mer immense et plate,
Tantôt blancs ou bleus pour caresser le rivage,
Mer qui ondule, écrase le paysage d'une seule ligne,
Trait qui s'étire autour du corps et loin vers l'horizon...
Je ne me suis jamais senti aussi petit et inutile
Tout en ayant le sentiment d'être grand et important, 
M'élevant tel un roi d'Ithaque perdu sur la mer
Écoutant le murmure d'un doux chant de sirènes... 

Cette patrie me conte sa plus belle histoire
Et me fait succomber à son charme divin
Tel un véritable et sincère coup de foudre
Qui dans mon coeur me fait battre mon âme...





























































































Merci... vous m'avez suivi dans cette ballade
Et je souhaite que vous en gardiez les couleurs
Ainsi que le charme et la force de cette lumière
Qui ne vient pas je pense du ciel ni de l'horizon
Mais pour moi de cette intime conviction :
C'est à nous de décider si la vie est belle...








"Pour connaître le chemin,
interroge celui qui en vient."
Proverbe chinois

dimanche 16 février 2014

Cloud memory, mes souvenirs en nuages...



Léonardo Cremonini


"Tout grandit en se changeant en souvenirs."
Anton Van Wilderode



En visite dans une exposition de peinture,
J'ai lu ces quelques lignes, anonymes,
Et j'ai envie de les partager...



Tombeau du peintre de mon enfance

Par un après-midi ensoleillé, un peintre apparut dans notre région minière, un sale trou selon certains. 
Aucun pittoresque local ne justifiait sa venue. Ce fut furtif. On ne le revit jamais. On ne sut pas son nom. 
Tous l’oublièrent sauf l’enfant.
Différent du monde des ouvriers qui m’entourait, je fus subjugué par son attirail. 
Son chevalet de campagne vernissé, sa palette, sa boîte de couleur apparurent comme de beaux jouets neufs 
à celui qui en manquait tant en ces premières années de guerre.
Le confondant avec un photographe, je le regardais faire par-dessus son épaule 
– j’avais déjà vu mes jeunes oncles faire des photos quand ils allaient le dimanche nager à la rivière 
ou jouer aux boules à l’auberge.
Je ne pus comprendre pourquoi son tableau ne ressemblait pas au paysage que je connaissais.
J’en gardais l’impression forte d’un mystère, lequel, devenu artiste à mon tour, ne me quitta plus. 
Dans le paysage le plus prosaïque, le plus indifférent, 
il y aurait donc quelque chose que seul l’œil du peintre décèlerait.
Plus tard, comprenant mon erreur, ma naïveté, je ne pus pas résister au désir de la reproduire. 
L’erreur est créative. 
Voyez les impressionnistes voulant la lumière du plein-air, 
la cherchant dans les opaques boues colorées de leurs tubes de peinture.
Au cours des années, j’ai beaucoup développé cette sensation. 
Faire revenir le fantôme du peintre dans le paysage m’a procuré une constante source de plaisir. 
Mon fantasme m’a même convaincu que sa seule présence pouvait créer l’événement inattendu. 
Sur une plage déserte du Portugal vous agitez des pinceaux et un avion surgit de l’horizon. 
Tout à sa peinture, le paisible paysagiste ignore une mariée vilainement déflorée dans le pré. 
De même, il peut épauler subitement un fusil de gros calibre pour répondre à la dramaturgie du paysage.

Il m’aura fallu plus de quarante ans pour aller jusqu’au bout de ce souvenir d’enfance. 
J’ai compris que mon ébranlement psychologique venait de la brusquerie de cette présence 
comme des photos-textes du Fantôme des Beaux-Arts en 1975 au Peintres invisibles de 2008 m’y menait.

Voilà la pierre qui manquait à mon édifice. Je décidais de ne montrer mon œuvre que sous signature cachée. 
J’entrevis la possibilité de rendre à l’œuvre sa vision première, sans surcharge de commentaires ou de références. 
Tenant de l’autofiction depuis la fin des années soixante, grâce à mon incognito, 
je pus me donner un champ d’action plus large, 
le porter au point extrême, là où il faut tout faire pour conjurer l’oubli, en forme de navette, 
dont le va-et-vient tisse notre présent et notre devenir d’artiste.

L’anonyme, Paris 2012



A mon tour, j'ai grandi...






A l'heure du numérique qui me permet d'écrire ici,
D'échanger avec celle ou celui qui "ouvre" cette "page",
D'envoyer mes photos sur le net ou sur des "nuages",
Je sais que là où se trouve ma vraie mémoire,
C'est dans ces allées semées de feuilles mortes,
Encombrées d'outils inutiles et envahies d'herbe folle...





























































Peu importe le ciel et sa couleur,
Là où se posent mes pensées et ma mémoire,
Rien ne peut arrêter mes souvenirs,
Même si certains s'évaporent en nuages...







"La pensée se forme dans l'âme
comme les nuages se forment dans l'air."
Joseph Joubert

samedi 28 décembre 2013

Sea, sens and sun






"L'essentiel est sans cesse menacé par l'insignifiant."
"The essential is threatened constantly by the trivial."
René char




















Je vais commencer par cette phrase stupide 
Mais qui me vient souvent à l'esprit :
"Parfois, je me demande si la vie a un sens !"
Je veux parler de sens comme orientation
Direction qui indique le sens à emprunter ou à suivre,
Chemin pour âmes égarées dans des sentiers sans orientations
Où les questions sur la vie désorientent et n'ont pas de sens...
Je pensais être allé à l'essentiel en rencontrant cette personne,
Une jeune femme étrangère très belle et dont le charme tombe sous le sens ;
La langue étrangère n'est pas une frontière pour dialoguer ensemble,
Assembler des mots même s'ils n'ont pas tous le même sens,
Se livrer sans faire semblant et sans se mentir à soi-même,
Essayant de nous dire que la vie est la même pour les langues étrangères...
La couleur du sang est semblable à ce vocabulaire étrange,
Ce mélange de sons et de bruits que nous tentons extraire de nos langues,
Communication pour écrire une histoire, dire ses sentiments,
Parler de la pluie, du beau temps et parfois dire rien d'intéressant...

Au delà des frontières représentées par les langues,
Il y a un sens commun éprouvé par nos sentiments :
La peur. Elle peut se glisser dans la sonorité d'une phrase,
Même si celle-ci n'a aucun sens, aucune couleur ni aucune saveur...
L'amour est parfois trop grand pour être assemblé en quelques mots,
Quelques lettres regroupées pour exprimer notre sensation du coeur.
J'ai peut-être évoqué le sens du mot amour à cette belle inconnue,
Quelques lettres cachées à mon insu sur ou sous ma langue
Qui s'échappent et se glissent dans la conversation...
Voilà, ça y est... Maintenant j'ai l'air d'un con !
Le sens de cette communication ne s'orientait pour moi -
Sans l'ombre d'un doute maintenant que je le vois -
Vers quelques mots d'amour pour une belle et étrange inconnue...
Alors la peur s'est assemblée en quelques phrases !
Quelques mots encore, une dispute et puis elle a disparu...

Alors je suis venue exprimer et dire ma colère à la mer et au soleil !


I'll start with this stupid sentence
But that often comes to my mind :
"Sometimes I wonder if life has meaning ! "
I want to speak of meaning like orientation
Direction who indicates the direction to borrow or follow
Path for souls lost in trails without guidance
Where the questions about life are disoriented and have no sense...
I thought going to the essential when I met this person,
A very young beautiful foreigner woman whose charm falls under sense ;
The foreign language is not a border for talking together,
Assemble some words even if they do not all have the same meaning,
Surrender himself without pretending and without lying to oneself,
Trying to tell us that life is the same for foreign languages...
The color of blood is similar to this strange vocabulary,
This mixture of sounds and noises that we are trying to extract our languages,
Communication for write a story, for say his feelings,
Speak of rain, of the beautiful weather and sometimes say nothing interesting...

Beyond the boundaries represented by languages
There is a common sense experienced by our feelings :
Fear. It can slip into the sound of a sentence,
Even if it has no meaning, no color and no flavor...
Love is sometimes too large to be assembled in a few words
Some letters grouped together to express our feeling of the heart.
I may be evoked the meaning of love to this beautiful stranger,
Some hidden letters unbeknownst to me on or under my tongue
Escaped and slipped into the conversation...
Well, this is it... Now I'm like a moron !
The meaning of this communication was desoriente for me -
Without a shadow of a doubt now that I see -
To a few words of love for a beautiful and strange unknown...
Fear is assembled in a few sentences !
More words, a misunderstanding and then she disappeared...


So I came to express my anger to the sea and the sun !
















Je suis resté longtemps le visage tourné vers le ciel et le soleil,
Aveuglé, ébloui par la lumière incandescente de l'essentiel...
Je me suis apaisé, le regard perdu dans cet horizon bleu et grand.
Alors, une larme a glissé sur ma joue car mes yeux devenait rouges sang,
Me brûlaient tant la chaleur de cette vérité devenait comme une évidence :
Il n'y a pas de vérité mais seul un soleil fait d'intelligence et de choses insignifiantes !

Il n'y a pas de sens particulier à suivre dans cette vie si ce n'est lui donner du sens...


I stayed long face towards the sky and the sun,
Blinded, dazzled by the glowing light of the essential...
Soothed, looking lost in this big blue horizon.
Then, a tear slid down my cheek as my eyes became red blood
Burned myself because heat of this truth became evident :
There is no truth but only one sun makes with intelligence and trivial things !

There is no particular meaning to follow in this life except give it meaning...




















Cette langue de terre m'apaise et me nourrit de sa couleur.
Je regrette maintenant que quelques lettres se soient échappées de mon coeur...
Mais que puis-je y faire ? Ce langage m'est finalement étranger,
Et je dois sans cesse l'adopter, l'adapter pour exprimer ou dire mes sentiments,
Même si le sens de mon vocabulaire peut parfois amener à la peur !

This strip of land relaxes me and feeds me with his color.
I regret now that some letters have escaped from my heart...
But what can I do ? This language is foreign to me finally,
And I constantly adopt, adapt or say this language to express my feelings,
Although the meaning of my vocabulary can sometimes lead to have fear !













Il n'y a pas d'échecs ni de douleurs dans cette terre dépourvue de sens,
Seulement le ciel, le soleil, quelques morceaux de sable et de terre.

There is no pain or failures in this devoid meaningless land,
Only the sky, the sun, a few pieces of sand and earth.







Je n'ai qu'à regarder vers le sens du soleil, yeux grands ouverts, face à la lumière,
Afin que tout ce qui est insignifiant disparaisse, brûlé par la vérité dépourvue de sens.

I only have to look towards the direction of the sun, eyes open, facing the light,
So that all that is insignificant disappears, burned by the meaningless truth.































Je pense enfin avoir trouvé un sens à cette expérience non dépourvue de sens,
C'est que finalement, "Le soleil de l'homme, c'est l'homme." 

I think I have finally found meaning in this experience without meaningless,
That is finally, "The sun of man is man."







"Gardez votre visage dans le soleil
et vous ne verrez pas les ombres."
"Keep your face to the sun
and you will not see the shadows."
Helen Keller