L i f e i s b e a u t i f u l

L i f e i s b e a u t i f u l
ce dont on manque

"Ce qu'on a pas, ce qu'on n'est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l'amour." Platon


ce dont on manque
ce dont on manque

ce dont on manque

dimanche 15 septembre 2013

Après la pluie...






"A quoi sert la lumière du soleil,
si on a les yeux fermés."
Proverbe arabe












Nous connaissons tous le proverbe, "Après la pluie le beau temps",
mais par ici c'est aussi "Après la pluie il y a du vent !"
Ceci dit, le vent est très bon pour chasser les idées en tout genres :
idées noires, idées sombres, idées grises, idées de génie, idées à la con, sans idées, etc...
Je me demande même si le vent n'a pas eu l'idée de nous chasser l'été par la même occasion !
Mince ! je viens de m'en rendre compte. Il y a du soleil, c'est clair... mais après le soleil vient quoi ?
Pour l'instant, dans la logique de la roue chromatique des couleurs, ce soleil jaune devrait faire mûrir ces quelques grenades
et les faire devenir rouges à l'intérieur. Mais après rouge, il y a quoi ? Le rose, le violet et le bleu ? 
L'été serait donc bien terminé ? Parce que si nous passons du rouge au bleu ( c'est un raccourci ! ), 
l'hiver et donc le froid devraient s'installer par la suite ?
Bon, je vais m'y faire et mes grenades avec... Oui mais j'oubliais le soleil qui lui ne change pas de couleur ! 
Mais de quelle couleur est le soleil ?
Jaune, rouge, blanc... ? Mais de toute manière je m'en fous ou m'en moque ( c'est plus joli ). 
Je sais que, quoiqu'il arrive, automne, hiver, printemps et enfin été, le soleil brille toujours quand on arrive à sourire... 
même jaune ! ;-)







De toute manière, par convention et depuis l'école primaire, je colorie le soleil en jaune parce qu'il est en chacun de nous,
et qu'il brille de tout son or ! Moi, j'ai décidé de rester jaune.. heuuu, jeune jusqu'à la fin de mon soleil 
et je garde pour moi cette énergie. C'est ma seule richesse...










"Je crois au soleil
même quand il ne brille pas."
Anonyme

jeudi 29 août 2013

Parler pour ne rien dire...






"Les paroles des hommes
c'est un jeu entre les ombres et la lumière,
on ne sait jamais où sera la lumière
où seront les hommes."

Bruno Samson

















C'est bientôt la fin de l'été. Le soleil se couche tranquillement ce soir.
Ces derniers rayons jouent avec les reflets d'une brindille humide couchée par l'humidité du soir.
Une odeur de terre mouillée monte de la prairie et un petit vent frais carresse cette fin de journée.
Il fait bon vivre dans cette forêt, dans ces bois épais où la fraîcheur s'installe au coucher du soleil.
Mon pas s'accélère alors que j'approche de la maison. Elle a toujours été là, fidèle,
cachée derrière une petite butte d'herbe et blottie dans les arbres. Elle observe...
Le jour continue de baisser. Un parfum de menthe fraîche et de thym sauvage s'évapore dans l'air.
Mes mains sentent la pierre, l'herbe et la mousse. J'avance, et mon pas ne fait pas de bruit,
glisse dans l'herbe dans un léger frottement...
Je ne vais pas me lancer dans un récit pompeux ou à la noix pour décrire mes sentiments.
Parce que si je viens là, c'est bien pour y retrouver le calme, la sérénité, peut-être même des souvenirs...
Maintenant que je m'approche de la maison, je me glisse le long du mur recouvert de végétation.
J'essaie de me faire tout petit, discret comme si je venais d'arriver dans le dernier acte de la journée,
celui d'une pièce de théâtre qui s'appellerait "Coucher de soleil dans les bois" !
Je me demande avec un nom pareil qui pourrait bien venir assister à une telle représentation ?
Personne certainement ou alors quelques curieux voir si la fin est toujours la même que la veille...
Je n'ai pas de fauteuil rouge pour m'asseoir mais ça ne fait rien, le spectacle en vaut la peine !
Bonsoir, excusez-moi 'sieur le bourdon, pouvez pas vous poussez un peu... merci...
Je serai ce soir l'unique spectateur de ce coucher de soleil et applaudirai avant la fin...
Ceci dit... peut-être pas quand même... mais va savoir ? Qui se souvient de la fin ?



























Je reste assis là de nombreuses minutes, regarde, observe autour de moi. J'entends mon coeur qui bat...
Quelques moustiques, guêpes et de nombreuses mouches ont décidé de venir faire comme moi !
Même là, impossible d'être tranquille ! Cependant c'est bien moi l'intrus qui n'ai pas payé sa place à l'entrée.
Alors je m'agite dans tous les sens pour faire fuir ces insectes qui n'ont de cesse que de venir tourner autour de moi...
Je pense à de nombreuses choses et finalement à rien à la fois... Je n'arrive pas à lâcher prise comme on dit chez moi...
Il y a tant à dire et j'ai tellement d'idées en tête, des idées sombres et aussi de belles histoires.
Le soleil va finir par disparaître derrière la colline et je dois rentrer par le chemin qui mène chez moi.
J'essaie de ne pas applaudir avant de me lever parce que le spectacle en valait la peine... Mais quel spectacle ? 
Je n'ai rien raconté ici dans ces quelques lignes... Ai-je oublié ou bien est-ce par pudeur que je n'ose raconter la fin de l'acte ?
Plutôt parce que je ne sais pas comment le dire et l'écrire pour vous faire partager ces quelques instants de bonheur.
Et puis, qui va donc lire quelques lignes d'un texte égaré au milieu de l'internet, des différents débits et des kilos octets ?
Peu importe... je vais essayer d'affiner mon propos et mon écriture pour... pourquoi faire au fait ?
Je n'en sais rien et vous en serez les spectateurs ( je parlais des mouches et des moustiques )... :-)
Je rentre donc par le chemin qui mène au hameau et donne la main aux feuilles, aux branches et aux rayons de soleil !
Je ne savais pas en fait que le spectacle se jouait aussi derrière les bois... 
Mes yeux se remplissent de lumière et je me laisse aller à chanter une vieille ritournelle
"Prom'nons-nous dans les bois Pendant que le loup y'est pas Si le loup y'était il nous mangerait Mais comm' il y'est pas...
... ... ...  

























































"Il y a des yeux qui reçoivent la lumière
et il y a des yeux qui la donnent."

Camille Claudel

mercredi 26 juin 2013

Chanson pour une étoile...




Fin de partition...

Je me souviens enfant haut comme trois pommes,
Les soirs d'été je m'échappais de la maison,
Je m'allongeais sur le ciment frais pour quelques frissons,
Un voyage loin de chez moi vers les étoiles,
Tout là haut dans le ciel là où il n'y a plus de son ;
J'y accrochais alors la plus grande des toiles
Et m'amusais à dessiner l'histoire et sa création,
Univers magiques remplis d'amour et d'émotions
Qui de leurs bras entourent le corps avec affection,
Chuchotent à l'oreille la plus belle des partitions,
Mélodies de de la lune, Neptune ou Pluton...
Je m'endormais alors à la douceur de ces chansons,
Berceuses de la voie lactée pour un nourrisson.

Je m'éveillais alors à la lumière des lucioles,
Tard dans la soirée alors que tout le monde dormait,
Emportant avec moi le halo de mon rêve d'étoile,
Pour me glisser dans mon lit devenu noir et froid ;
Le corps parcouru de frissons, de questions et d'effroi,
Je donnais la main à la toile de mon imagination,
Afin d'y trouver réconfort, chaleur, et même une maison je crois...
Ce n'est pas bien haut et bien appétissant trois pommes,
Et je pense que c'est pour ça que je n'ai jamais vu l'ogre...
Mais j'ai entendu son pas et aperçu son ombre !
Alors je retournais le lendemain à la lueur d'Orion
Pour tenter faire disparaître la peur pour de bon !

Tout ça en fait ne sont que des histoires d'enfants sombres,
D'enfants hauts comme trois pommes sans ogres et sans maisons,
Qui à force d'écrire chaque jour dans les constellations
Découvrent un jour la clarté et la lumière d'une étoile...

Aujourd'hui, une va bientôt s'arrêter de briller dans mon horizon
Et je suis triste de la voir s'en aller emportant mes illusions ;
Adulte grand comme trois pommes mais bien plus haut,
Je crois encore que les étoiles chantent et bercent les nourrissons
Pour qu'ils n'aient plus peur des ogres qui rôdent dans la maison...








"Toute vie
est un processus
de démolition."
Scott Fitzgerald

samedi 8 juin 2013

Make World Better... :-)






"Si tu rencontres un homme de valeur,
cherche à lui ressembler.
Si tu rencontres un homme médiocre,
cherche ses défauts en toi-même."
Confucius












Au coeur des couleurs flamboyantes de Provence,
J'ai rencontré des fleurs auréolées de lumière,
Des vieilles bâtisses chuchotant des histoires,
Des récits faits d'amour, de tragédies et de joies,
Des histoires vivantes comme la pierre d'ocre,
Rouges vifs comme les coquelicots sauvages, 
Mauves ou bleues pastels comme des iris sans âges,
Vertes comme la vie au début de sa naissance,
Jaunes, noires ou brunes comme des parfums et leur essence...
J'ai rencontré une fée volant dans le ciel de Provence
Et qui m'a enseigné à découvrir les contes colorés de la danse,
Cette musique des membres qui du corps donne le rythme
Afin d'apaiser les maux de l'esprit d'une histoire en carence ;
La vie est faite de rencontres et c'est une chance...























"La vie enseigne 
à faire semblant
de n'être qu'un homme."
Paul Valéry

dimanche 2 juin 2013

Un voyage est un retour vers l'essentiel [3]






"Prendre conscience, 
c'est transformer le voile qui recouvre la lumière en miroir."
Lao Tseu














Les traits de la montagne se radoucissent,
Les brumes disparaissent lentement,
Les couleurs deviennent vives et transparentes ;
Je vois maintenant plus clair...
Faire un voyage pour retrouver une âme,
Et poser ses pieds dans les traces d'antan,
Ne font que raviver souvenirs et mémoire !
Mes pas me mènent dans les sous-bois,
Là où jadis je posais mon campement,
Au milieu des parfums de mousse et de résine...














Tout a changé ou disparu évidemment ;
Le meilleur allié de l'homme finalement c'est le temps,
Le temps qui passe, le temps présent, le temps qui manque...
Je n'ai plus la force de me hisser vers les sommets,
D'aller flirter avec le granit rose et le bleu du ciel,
M'envoler tel un choucas admirer d'en haut la vallée !
Dans mon imagination ou mes pensées,
Je pensais retrouver ici les traces de moi-même...
Heureusement, le temps ne s'est pas figé !
















Ce n'était pas le retour de l'enfant prodigue,
Ni la fin d'une quête à la poursuite de moi-même,
Dans ce village qui m'a accueilli, bercé, donné quelques gouttes de lait...
Retrouver ce qui m'est essentiel aujourd'hui me faisait peur,
Me donnait le vertige comme perché tout en haut des aiguilles ;
Je pense qu'on ne peut pas arriver à savoir qui on est,
D'où on vient et vers quoi on se dirige...
Je pense maintenant être cet instant présent,
Comme ce sapin en équilibre sur sa base,
Et qui déploie ses aiguilles vers l'azur ;
Perdu au milieu des bois et des parfums de résine,
Je sais que je suis là maintenant, présent,
Et c'est cela qui doit me suffire comme trace...
La trace de l'instant présent qui jamais ne s'efface,
Telle l'empreinte de mon pas de passage...














Il est temps de retourner dans la vallée et vers les plaines...
Il n'y a que les neiges qui ne sont pas éternelles,
Et seuls sont les souvenirs qui demeurent à jamais ;
J'entends ma famille, mes enfants qui m'appellent...














Je ne me souviens pas ou ai-je oublié ?
Il y avait-il ce banc en bois dans la forêt ?
Je suis passé par là tout à l'heure,
Et je pense que, perdu dans mes pensées,
Je ne l'ai pas vu ou bien n'ai pas souhaité l'observer...
Aujourd'hui, à cet instant même, 
Ces quelques bouts de bois deviennent souvenirs ;
Et comme des traces dans la neige disparaîtront
Je reviendrai pour me retrouver assis, là, ou ici...
La vie n'est pas un perpétuel recommencement ;
Peut-être une course poursuite à la recherche de soi-même...
















Je pense maintenant que j'ai assez parlé de moi...
Je dois m'en aller par le chemin qui va vers le hameau,
Un hameau perdu dans la montagne ;
Il y a deux jours, il neigeait encore...
Une fine pellicule de souvenirs blancs
Recouvre les sentiers et les cahiers d'école,
Les toits des maisons et les chalets d'alpage...







"La vie mérite
qu'on lui donne sa vie."
Jacques Foch-Ribas

dimanche 26 mai 2013