L i f e i s b e a u t i f u l

L i f e i s b e a u t i f u l
ce dont on manque

"Ce qu'on a pas, ce qu'on n'est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l'amour." Platon


ce dont on manque
ce dont on manque

ce dont on manque

dimanche 5 mai 2013

Eclipse...






"Un soleil n'éclipse pas un soleil.
Un soleil n'est jamais éclipsé que par des lunes"
Victor Hugo









Pour moi rien n'a changé ;
Les arbres sont à la même place,
Enracinés dans la terre, entourés de bruyères,
Parfums subtils et vibrants s'exhalant de l'air,
Battements d'ailes d'abeilles butinant
Fleurs de lavandes papillon et fleurs sauvages,
Ainsi que d'un souffle le soleil s'éclipsant...
























C'est moi seul qui ai changé ma façon de penser,
De porter mon regard vers les arbres et les fleurs,
De toucher la terre pour la respirer, vivre, exister ;
Si rien ne change, mais où donc suis-je passé
Pour ne pas m'apercevoir que rien n'avait changé ?
Pourtant, me semble-t-il, je n'ai fait que m'éclipser
Le temps d'un souffle dans l'air butinant des abeilles !...








Un battement de paupière et tout change...
Le soleil revient dans quelques instants !







"Le soleil extérieur
a soif du soleil intérieur."
Jakob Böhme

mercredi 17 avril 2013

Vices risiers...






"La poésie libère la magie des mots."
Stéphane Jean







Il y a de la magie dans ce jardin,
Eden blanc de fleurs naturelles,
Fleurs de cerises si jeunes et si belles ;
Un rayon de lumière vient et appelle
L'abeille assoupie aux couleurs de miel
Voler, butiner l'arbre immaculé en sommeil...















Les fleurs s'offrent, irréelles,
Déploient tendrement leur délice
A qui veut goûter leur malice...

















Blanc pétale et jaune pistil m'excitent,
Comme jeune abeille tu m'attires,
Pour qu'en toi enfin je me glisse...















Ce printemps est un jour de malice...













Il y a de la magie dans ce jardin,
Mais rien n'est vraiment réel ;
La malice d'une jeune abeille
De branche en branche butine
Fleurs blanches pures et coquines
Où bientôt coule l'élixir rouge
Jus d'amour et de joie exquise
De fleurs blanches devenues cerises ;
La vie est rouge comme une abeille...







"La joie prolonge la vie."
Ben Sira

lundi 8 avril 2013

Chant de fleur bleue...






"Le bonheur est l'art de faire un bouquet
avec les fleurs qui sont à notre portée."
Anonyme







Un chant de fleurs,
Un champ de fleurs bleues,
Un chant effleure mes yeux,
Une douce mélodie pour être heureux,
Une aire de bonheur bleu,
Un air de belles heures à deux,
Un champ de fleurs pour êtres heureux...

Quelques mots de printemps suffisent,
Parfois, pour apaiser tant de maux,
Temps de lassitudes ou tant de bêtises,
D'ignorance ou de sottises...

Je veux une fleur comme jeune femme,
Afin d'y déposer un baiser sur son coeur,
M'enivrer de parfums et de senteurs exquises,
M'endormir dans ses bras et son âme,
Respirer ses pétales emporté par l'odeur,
Voyager vers un immense bleu océan,
Guidé par le chant d'une sirène fleur...

Le printemps est une fleur délice,
A qui sait écouter le chant...











"La poésie
c'est le chant intérieur"
François René de Chateaubriand

dimanche 17 mars 2013

Un château en Espagne...






"Il faut regarder la vérité en poète."
Jules Renard







Il y a très longtemps maintenant,
Mais c'est comme si c'était hier,
Nous aurions dû partir loin mon amour...
Nos doigts touchaient l'horizon,
Nos rires duraient des heures,
Notre respiration comme seul et unique corps...

Nous voulions traverser les océans,
A la découverte d'un nouveau continent,
Nous nous serions embrassés pour voyager
Et nos coeurs seraient restés enlacés...

Je n'arrive pas à me faire à cette idée,
Que tu aies décidé de voyager, seule.

La poésie ou quelques textes comme navire,
Cela ne suffit pas pour partir, voler et exister !
Je dois bien pourtant me résigner,
Me dire que nos baisers n'étaient pas vains,
Que nos doigts emmêlés comme une seule main
Touchent encore l'horizon de mes lendemains
Et qu'avec ton parfum dans mes poumons
Je peux encore m'envoler loin, mon amour,
Comme si tu étais là, près de moi...
Et qu'aujourd'hui tu ris encore...







"L'enfance.
L'âge de la vie où tout semble possible,
où on imagine qu'il suffira
de changer son destin."
Gilles Archambault

samedi 9 février 2013

Bon Jour...


Aure
Aure [ Photo Stéphane Giner ]




1 2 3...

Je n'ai pas toujours eu cette difficulté
A vivre avec quelque chose qui manque...
L'enfance est faite d'instants fragiles
Où parfois tout peut basculer,
De moments passés à s'instruire
A savoir de quoi demain sera fait...
Un seul regard suffit à faire exister
Comme il peut détruire l'espoir d'avancer ;
Alors que d'autres jouent en riant
S'amusent à cache-cache, chat perché,
A courir dans la rue, dans les prés...
1 2 3 c'est fermé, je suis resté prisonnier !

Une pièce noire, pas pour jouer,
Ni pièce pour interpréter un rôle,
Future mise en scène de lendemains
Où je serais l'acteur de mon quotidien...
Rien de tout ça dans ce noir élaboré ;
Une pièce sombre comme celles fermées à clé ;
Il en faut de l'imagination pour entrevoir l'horizon,
Du temps pour le concevoir, l'observer, l'apprivoiser...
Et malgré toutes ces heures comptées,
L'univers se construit avec de sombres mètres carrés...

Quelle chance j'allais dire,
L'enfant ne prend pas de suite conscience
De la fondation sur laquelle il est posé : 
On peut passer des jours et des heures
A tourner en rond autour d'un trou
Sans savoir que dedans on peut y tomber ;
On peut même s'en faire un allié
Une sorte de compagnon béant
Qui prend le pouvoir sur vos pensées...
Quelle perte de temps à combattre
Cet inconnu inexistant disparu à jamais !

Fort heureusement, comme nous le savons tous,
Il n'y a rien de plus capricieux que des clés
Qui s'amusent à se cacher, se perdre ou s'égarer
Dans un des nombreux recoins de l'habitation !
La clé de cette porte, là, derrière moi,
N'est pas tombée dans les mains de ce compagnon,
De cet espèce d'ami noir au regard sombre,
Qui d'un seul trou l'aurait bien absorbé !

Un trait de lumière et quelques paroles
Sont venus éclairer la surface de cet horizon ;
Tiens... il y avait des fenêtres et des volets ?
C'est dans tes yeux belle Sylvette
Que j'ai alors commencé à exister...
La couleur du ciel donnée à ta vision
M'est devenue inspiration, vers toi,
D'une infinie bleutée à l'horizon,
Mise en scène parfaite d'une apparition
A faire vibrer les cordes vocales
Dans une interprétation de mon premier rôle,
Celui où j'ai eu envie de dire "Bon Jour"...
J'en ai oublié le gouffre profond
Qui de sa voix monotone et monocorde
Me suppliait de ne pas l'abandonner...

Hélas mon cher, toi mon bourreau et mon ami,
Je vais devoir te laisser un instant ;
Tu m'as fait peur tu sais ?
Je pense que tu n'avais pas assez d'appétit
Pas assez faim pour m'anéantir,
Me faire disparaître et m'engloutir...
La caresse d'une main bienveillante
Vaut bien plus que tous les levers de soleil !

Mais, j'avais dit "Un instant",
Et ce trou n'avait pas tout à fait disparu ;
Il y a comme un manque qui ne se comble jamais...
Le plus beau des regards peut s'éteindre
Se voiler, noir, derrière de nuages épais...

Même si adulte il y a quelque chose qui manque,
J'entends encore les battements de tes longs cils,
Tels des oiseaux vers l'aurore s'envolant doucement ;
Oui, c'est vrai... Parfois, tout peut basculer !



"Aucune grâce extérieure n'est complète
si la beauté intérieure ne la vivifie.
La beauté de l'âme 
se répand comme une lumière mystérieuse
sur la beauté du corps."
Victor Hugo

samedi 2 février 2013

Re-garde-moi...


Aure Sans titre [ Photo Stéphane Giner ]



Réflexion

Faire semblant de ne pas voir
Nos images dans le miroir ;
Les regards glissent, s'évitent,
Nos pas se croisent, vont vites,
Les yeux dans ton bleu regard
M'oublient, sourient et m'esquivent ;
Pourquoi, je ne comprends pas,
Tant de peur ou tant de haine ?
Quelle est cette image qui file
Sombre, inconnue, nouvelle ?
Est-ce bien moi à ce stade
Que tu jettes dans l'oubli ?
L'amour a plusieurs facettes :
Aimer dans chaque rejet
Haïr dans chaque reflet...
La réflexion du miroir
Qu'envoient toutes les images
Des deux regards qui se croisent,
Est-ce bien moi, est-ce toi
Que j'observe devant moi ?
En surface tu es la même
Depuis le début je t'aime !
Cette réflexion sur moi-même,
Ce beau visage où je sombre
Devient maintenant obscur
A tes yeux creux, transparent
Tel un visage inconnu
Sans bouche, voix, sans paroles ;
Difficile d'exprimer
Ce qui a pris tout son sens
Et dont je me trouve sans ;
De toi je suis en manque...
Pourquoi, je ne comprends pas,
Cette histoire se termine ?
L'idée de tout simplement
T'apprécier comme reflet,
Comme une personne aimée,
Amour d'être à tes côtés,
Rire, jouer, s'amuser, 
Aujourd'hui s'est envolée ?
J'ai mal et maintenant je sais
Que même un simple miroir
Peut verser des larmes et pleurer...

Dans tes yeux, j'ai existé...



"Aimer
ou faire semblant d'aimer,
où est la différence,
du moment que l'on parvient
à se tromper soi-même ?"
Frédéric Beigbeder

vendredi 25 janvier 2013

Sombre...


*•.★ Pounkie ★.•* - le couloir - version N&B
Le couloir [ Photo Stéphane Giner ]




L'empire du côté obscur


[ intro ]
Un escalier de fer, un couloir étroit et obscur
Au fond de ce couloir une porte entrouverte
D’où nous parviennent les accords d’une musique
Qui en ce lieu paraît irréelle


Le sombre monarque débarque et étale
Son pouvoir. La puissance de l’ombre s’installe
Non, ne résiste pas, ne lutte pas
Ne te détourne pas de la main tendue vers toi

Ou je vais explorer le royaume de tes peurs
En devenir le dictateur pour mieux te dominer
Là, tu deviens raisonnable, c’est bien
Oui tombe sous le charme pour de meilleurs lendemains

Pour les rebelles la force est trop forte
Je balaie ces petits Ewoks comme le vent balaie les feuilles mortes
Les indécis sont avertis, qu’ils se méfient
De la seule étoile qui se fond dans la nuit

Le bastion des bas-fonds du pays en action
L´énergie dégagée génère une telle attraction
Que vers lui se tournent enfin tous les regards
Pour s’apercevoir que l’espoir émerge du noir

Une partie de tout homme la force manipule
D’un rien il suffit pour que l’être bascule
Que les yeux de l’aveugle s’ouvrent, qu’il contemple
Mars de l’obscur côté, le temple

N’aies pas peur, ouvre-moi ton cœur, viens vers l’Empereur
Sentir la chaleur de l’obscurité pour toi il est l’heure
De rejoindre l’armée des guerriers de l’ombre
Ne vois-tu pas ton côté clair qui succombe


C’est ta destinée, pourquoi vouloir lui résister
Sans peine je ferais sauter les verrous de ta volonté
Sois l’hôte dans la noirceur la plus pure de l’Empereur
Et arbore les couleurs du côté obscur


Obscure, la force est noire
Noire comme le château où flotte l’étendard, notre drapeau
Sois sûr que sous les feux, la vérité est masquée
Viens, bascule de l’autre côté


Je suis le fils de Jaffar, le sale rejeton de Dark Vador
Le grand Cador, du maniement du mic, j´adore
Adapter ma technique à la manière du caméléon
Sans pitié pour mater la rébellion

Millénaire, salive empoisonnée langue amère
Un Pilot V5 en tant que sabre laser
Quoi, ma conscience comme seule médaille
Je traque et j´étripe sans remords tous les chevaliers Jedi

La haine monte en toi, je le sais parfaitement
Je vois ta main droite gantée de noir
C’est sans espoir, la mutation s’amorce
Ta nature que tu obtures, le côté obscur de la force

Viens vers moi, passe le pont de part en part
Rejoindre ma demeure dans la lune noire
Mars est l’empire, je lance mes troupes à terre
Pour éradiquer ce niais de Jean-Claude Gaudin Skywalker

Petit présomptueux ne vois-tu pas le nombre déployé ?
L’armée des ombres, tu seras éliminé
Au nom des forces mythiques qui habitent là
Dans mon cerveau, je donne pas chère de ta peau

Le souffle de la force est en moi
Le microphone crépite, crache des tas de flammes sur les "en bois"
Le fils de Dieu tremble
Mais lutte avec ses armes, renverse les crédos qui lui semblent

Erronés, brisent les traîtres de la tête au péroné
Par la peur l’ennemi reste sclérosé
Longue vie au règne de la nuit
D’une théorie qui renverse les croyances établies

"Luke, aide moi"… idiote il est trop tard !
Tu appartiens au sinistre sombre seigneur vêtu de noir
Casque, souffle rauque sous une armure
Du soldat le plus dur de l’empire du côté obscur


Obscure, la force est noire
Noire comme le château où flotte l’étendard, notre drapeau
Sois sûr que sous les feux, la vérité est masquée
Viens, bascule de l’autre côté


IAM - Paroles : "L'empire du côté obscur" - 1997



"Qui se sait profond
tend vers la clarté ;
qui veut le paraître
vers l'obscurité ;
car la foule tient pour profond
tout ce dont elle ne peut voir le fond."
Friedrich Nietzsche

lundi 31 décembre 2012

:-)



Eugène Delacroix [ La liberté guidant le peuple - 1830 ]



2013


"Avant de vouloir faire
la révolution pour les autres,
faites d'abord la révolution
dans vos têtes."
John Lennon


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dimanche 30 décembre 2012

Bleu comme bonheur...






"Le bleu est une plongée inconsciente interminable."
Malcom de Chazal






































Beauneur ou bonheur,
Le ciel est bleu
Comme la mère de l'air,
Mer de la sérénité
Où les rêves sont légers,
Transparents comme un voeu
Ou un souhait de sagesse :
Je ne veux plus être mal heureux...

Je bois et me désaltère
A la source de la terre,
Etant blanc comme neige,
A nouveau sain et purifié,
Lavé de toutes vérités,
Fausses ou malsaines ;
Le bleu coule dans mes veines
Telle la lave en feu
Se déverse du cratère...








Un signe...
Un enfant est passé par là
Et a dessiné un chat dans le sable ;
Le bonheur se dessine
A qui veut bien le lire,
Le voir, l'avoir, le rire...









































Tout ça est inconscient,
Et les rêves ne sont pas toujours limpides...
Je savoure l'azur avec délice,
Cette eau claire et futile,
Bleu comme l'air...
Respirer reste utile ;
Je me laisse aller à songer,
Plonge dans l'inutile
Et rêve, tel un nouveau-né
Respirant sa première bouffée,
Crachant le liquide à mère
Pour ne pas s'étouffer...

Alors, commence l'amour...







"L'amour,
c'est comme si jamais
on n'avait respiré."
Georges Perros

dimanche 23 décembre 2012

Air naturel...


mercredi 19 décembre 2012

A Fine Line


dimanche 9 décembre 2012

La vérité en face...






"Il n'est rien de si beau que la sincérité.
Mais souvent ce qu'on croit n'est pas la vérité."
Destouches

























Il y a certainement plusieurs vérités ;
La vérité de l'un n'est pas la mienne, 
Comme celle de l'autre n'est pas celle de l'un...
Chacun détient la véritable histoire de l'humanité.
Les mensonges, les coups bas, la cupidité,
La trahison, la vanité, les illusions,
La méchanceté, l'orgueil mal placé...
Rien de tout ça n'est pareil
Selon qu'on soit ici, là-bas ou d'un autre côté !
La seule chose qui fait mal en réalité :
Ne pas savoir aimer...


























Ce que je vois en face,
Un jeune enfant qui court,
Des rires, des cris, des paroles,
Un trou béant dans le sol,
Un nourrisson essayant de l'enlacer,
Des larmes qui ne sont jamais tombées,
Les genoux rouges vifs écorchés,
Un escalier trébuchant sur des lacets,
Défaits, glissant sur du sang, séché,
La tête qui frappe, le carrelage éclaté,
Une feuille morte qui n'arrête pas de chuter,
Un front qui cogne contre le robinet,
De l'eau qui coule, des larmes,
Et personne pour les sécher,
Un placard sombre, noir,
Un cri étouffé par la peur du soir,
L'amour absent qui hurle "aime-moi"
Et un regard vide comme au revoir... 
Et personne pour m'enlacer,
Et personne pour m'enlacer ;
Un cri s'étrangle dans ma pensée.
"Viens me chercher,
Prends ma main,
Sors moi de là,
Je ne veux plus être abandonné..."

Ne t'approche pas !
J'ai tant besoin de toi
Qu'à la fin je pourrais te briser...

Il y a certainement plusieurs vérités ;
Mais la seule chose qui fait mal en réalité :
Ne pas être aimé...







"Aimer,
c'est trouver sa richesse hors de soi."
Alain