L i f e i s b e a u t i f u l

L i f e i s b e a u t i f u l
ce dont on manque

"Ce qu'on a pas, ce qu'on n'est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l'amour." Platon


ce dont on manque
ce dont on manque

ce dont on manque

vendredi 23 novembre 2012

Aile du désir...


The beginning
"The beginning" [ Photo Am.é.lie ]



C'est une histoire banale, simple, ordinaire,
Celle d'un papillon sans rien d'extraordinaire,
Si ce n'est qu'il est papillon, sans aile...

Sans aile, il se pose un matin sur l'oreiller,
Lui, arrivé de nulle part, tombé du plafond de la chambre...
Il observe et peine à se lever...
Il n'a pas d'aile car il en manque une ;
Elle n'a jamais pris forme dans ses idées...
C'est difficile de s'envoler avec une aile !

Des mois à chercher à s'envoler, à décoller,
Mais sans aile, celle qui manque,
Il n'y arrive pas et il commence à désespérer
A se demander si la vie a un sens... sans aile !

Alors, il s'endort et se met à rêver de pays magnifiques,
Contrées où on sème des ailes pour papillon abîmés,
Où le ciel est bleu comme les yeux
Et l'amour rouge comme un baiser ;
Comment trouver l'amour en étant une moitié avec un sans...
Ce "sans aile" qui manque et qui donnerait du sens
A l'existence de ce papillon abîmé ?

Il arrive parfois des évènements par hasard dans la vie...
Arrive-t-il vraiment des évènements par hasard dans la vie ?

Une nuit, dans un rêve, il fait un voeu...
J'aimerais tant exister avec aile !
Et un matin, il rencontre Aile, celle qui manque...
Elle a pris forme dans ses pensées
Et s'est posée là devant ses yeux ;
Un regard a suffit à donner envie d'exister
A ce qui manquait au papillon abîmé :
Une aile... bleue !

Rien n'est plus beau que d'avoir désiré,
Avoir eu envie et être comblé...
Avoir deux ailes, c'est mieux pour voler,
Aimer, lover, s'envoler, désirer à nouveau...

Le papillon vole, file, vibre
Car l'air n'est plus le même...
Sa poitrine se gonfle,
Heureux de sourire sans raison,
De quitter aussi l'oreiller et sa chambre,
De découvrir le monde avec cette nouv'aile...

Chacun sait que la vie d'un papillon est éphémère...

Les histoires qui donnent des ailes
Ont aussi une fin, faim d'en terminer,
D'en découdre... que sais-je ?
Un jour, aile s'en va, parce qu'elle l'a décidé,
Et aussi parce que les rêves ne sont pas fait pour durer...
... Mais bien pour être rêvés, 
Même si on a cru qu'ils étaient vrais !

Le papillon éveillé se traîne sans aile,
Perdu, désabusé ou abusé par un rêve.

Une aile bleue si belle,
Ce n'était pas fait pour un papillon abîmé,
Pour un rêveur de pays imaginaires où on sème des ailes,
Pour celles et ceux qui manquent d'amour... et d'aile...

L'histoire est terminée




"Plus la joie est extrême
et plus elle est fugitive ;
mais j'en garde pourtant la mémoire si vive,
que mon plaisir perdu
n'est pas du tout passé."
Philippe Desportes

samedi 3 novembre 2012

Entre l'orage...






"On ne peut rester entre deux rives.
Peu importe qu'on avance à pied, en cargo, 
en wagon scellé ou en pensée."
Alain Monnier



































































Il m'arrive de douter,
De marcher comme ici entre deux rives,
Entre l'eau et la mer,
Entre la mer et l'eau,
Et entre l'orage et l'eau...
Trois raisons d'être entre deux eaux !






















































L'orage menace, de toutes parts,
Et je ne sais pas quoi faire !
Partir en courant,
Ou m'enfuir en rampant ?






























































J'ai longtemps hésité,
Hésité à parler, à dire,
A exprimer ce qui dans mon corps,
Représentait une menace pour mon esprit...
L'orage est arrivé, de loin...
Je l'ai vu arriver !
Et puis, j'ai observé, là,
Coincé entre deux rives.

Le ciel s'est obscurci,
Et ensuite les nuages ont filé,
Me laissant face à mes idées,
Face à mon corps et à mes pensées...
























La vie est comme ça...
Elle laisse parfois une chance
A qui sait attendre,
Même si coincé entre deux rives,
Prisonnier du temps et des intempéries...
Alors, orage passé et terminé,
Tout peut maintenant commencer !







"Avoir un corps,
c'est la grande menace pour l'esprit."
Marcel Proust