
"Le paradoxe de la condition humaine,
c'est qu'on ne peut devenir soi-même que sous l'influence des autres."Boris Cyrulnik



Un poing tape effroyablement dans ma poitrine,
me réveille en sursaut ; il n'y a soudain plus d'espoir !
Les mots vacillent dans le noir, mon corps tremble,
mon texte titube, perd l'équilibre...
J'étais adossé contre un arbre, vert,
et la croûte terrestre a soudain disparu
emportant branches, tronc, racines. Noir !
Adossé à la pourriture, je m'éveille,
le corps creusé par de sombres galeries !
Il fait noir et je ne vois rien, vide...
L'arbre de mon rêve était pourtant solide,
et je m'éveille, rongé par le doute.
Un autre semble avoir pris place dans mes songes,
et la confusion s'installe sur ma langue...
Cet "autre" et moi ne voyons pas les mêmes choses !
Nous habitons pourtant ensemble le commun du monde,
et ce monde d'un rêve espoir nous est semblable !
D'où vient ce mal ?


"Nous habitons un monde interprété par d’autres où il nous faut prendre place."
Boris Cyrulnik

Tout ceci n'est qu'un rêve, noir, ou sombre.
Ma vision s'accoutume maintenant à cette lumière étrange
et je m'aperçois qu'en fait, je ne sais pas grand chose !
Dans mon rêve, les fourmis rongaient le monde,
minuscules "choses" qui engloutissaient le savoir...
Peu importe... Je ne sais pas grand chose !

"L'ignorance vaut mieux qu'un savoir affecté."
Nicolas Boileau
