L i f e i s b e a u t i f u l

L i f e i s b e a u t i f u l
ce dont on manque

"Ce qu'on a pas, ce qu'on n'est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l'amour." Platon


ce dont on manque
ce dont on manque

ce dont on manque

mardi 29 juin 2010

Coloriage en vers et abricotier...

Coloriage en vers et abricotier...





"Les jours sont des fruits et notre rôle est de les manger."
Jean Giono







Un arbre s'amuse avec un rayon de lumière,
et en perd la tête, ivre de joie et de soleil,












tourne sur lui-même et attrape le fou rire,
parce qu'il est tout simplement heureux de vivre...









Douce insouciance d'un arbre et ses fruits,
il s'amuse encore et encore avec le zénith,
jeune abricotier orange s'enflamme, électrique,
toute l'après-midi où le soleil ne brille que pour lui...










Une danse au milieu des herbes et des champs,
accompagné du vent, de la terre toute entière,















pour se reposer enfin, souriant de cette danse étrange ;
quelques fruits rient encore, en deviennent orange...







Le bonheur est simple comme une danse
pense un abricot philosophe tout orange !










Et cet après-midi, le soleil fit un clin d'oeil
à un jeune abricot, philosophe et étrange...











"La vraie richesse, c'est de n'avoir besoin de rien."
Gary Snyder

dimanche 27 juin 2010

Un univers sensible...

Un univers sensible...





"Si nous nous trouvons tellement à l'aise dans la pleine nature,
c'est qu'elle n'a pas d'opinion sur nous."
Frédéric Nietzsche











"La moindre chose contient un peu d'inconnu. Trouvons-le."
Guy de Maupassant







Une légère brise,
une douce caresse,
sur les joues, les bras, la bouche,
et du soleil comme musique ;








alors ainsi, on peut devenir sensible
à l'univers qui nous entoure,







au moindre bruit, son, musique,
chansons soufflées par la brise,








et qui nous chantent l'histoire,
des épis, des oiseaux, des cigales,
des fleurs des champs et des collines ;
de l'amour aussi...







... et de tous les êtres sensibles.



Corps et âme

Je n’ai qu’un corps
mais j’ai deux âmes :
l’une pour m’émouvoir,
l’autre pour être pierre.
Je n’ai qu’une âme
mais j’ai deux corps :
l’un pour durer
autant que le sapin qui marche,
autant que le hibou qui brûle,
et l’autre pour me fondre
dans la cascade
et dans l’étoile.
Or j’ai trois âmes :
la très pure, l’impure
et celle qu’il faut purifier.
Or j’ai trois corps :
le vrai, le faux, l’imaginaire.
Je n’ai ni corps ni âme.


Alain Bosquet






Tout ça pour te dire...
J'aime "Photosanscible" et ta sensibilté unique Clo !



"L'important quand on aime,
c'est de saisir la fragilité des choses."
Clément Gaumont

jeudi 24 juin 2010

Le pont flottant des rêves...

Le pont flottant des rêves...





"L'imagination trouve plus de réalité à ce qui se cache qu'à ce qui se montre".
Gaston Bachelard


Coloris

En teintes folles, en demi-tons,
dans la lumière qui resplendit,
tes cheveux sont couleur de miel
et tes yeux sont couleur de ciel
tes lèvres sont couleur de vie
et sur ta peau d’un blond roussi
le soleil a fait un semis
de mille jolies taches de son.

Esther Granek


Sur "Le pont flottant des rêves", "The floating bridge of dreams",
il y a une fleur, unique, qui nous fait voir le beau, la vie,
cette subtile essence qui peut transporter notre âme à la rêverie...


"Faire de ses rêveries des pensées."
Jules Renard

lundi 21 juin 2010

La vérité en face...

La vérité en face...





"On ne peut vivre dans le monde qu'avec des illusions ;
et dès qu'on a un peu vécu, toutes les illusions s'envolent."
Voltaire









"Les illusions perdues sont des vérités trouvées."
Multatuli

jeudi 17 juin 2010

Philosophons z'ensembles !

Philosophons z'ensembles !


Serge Plagnol - "La musique des branches"

- L'art peut-il se passer de règles ?
- Dépend-il de nous d'être heureux ?
- Une vérité scientifique peut-elle être dangereuse ?
- Le rôle de l'historien est-il de juger ?
- La recherche de la vérité peut-elle être désintéressée ?
- Faut-il oublier le passé pour se donner un avenir ?



Que choisir dans tous ces sujets du bac Philo 2010 ?
Pour ma part, il y a deux sujets qui me paraissent intéressants...
"Dépend-il de nous d'être heureux ?" et
"La recherche de la vérité peut-elle être désintéressée ?"

Et vous, blogueurs philosophes, qu'auriez-vous choisi ?


"L'homme serait le plus heureux des êtres
si du seul besoin qu'il a d'une illusion quelconque
ne naissait aussitôt la réalité."
Marquis de Sade

mardi 15 juin 2010

Sleep now in the fire

Sleep now in the fire

samedi 12 juin 2010

Fleurs ou incertitude ?

Fleurs ou incertitude ?





"Doutez de tout
et surtout de ce que je vais vous dire."
Bouddha


Un poème de juin vaut mieux que quelques mots d'incertitude...



Ce matin de juin

Ce matin de juin est candide, charmant
Comme une fleur qui naît et comme un pépiement.
Tout est plus jeune encor que l'enfance ; la nue
A des oiseaux brodés sur sa robe ingénue.
Les feuillages, pareils à d'étroites forêts,
Déroulent sur l'azur leurs légers copeaux frais.
L'air à le goût d'une eau dormant dans une pêche.
Le soleil tourne, joue et décoche sa flèche.
Aux cerises qui sont de petits coeurs aimants.
Que de parfums groupés sur les chemins cléments !

Des branchages si lourds tombe une ombre légère,
Le sol semble abrité d'un chapeau de bergère ;
Le lait divin et bleu du bel azur nourrit
Tout l'univers naïf qui tressaille et qui rit.
Le ciel luit comme un flot limpide dans une anse.
C'est le bonheur, la paix, la jeune jouissance...
Ah ! se peut-il qu'un jour si vivant et si beau
Chancelle tout à coup et descende au tombeau ?

Anna de Noailles



"Les doutes,
c'est ce que nous avons de plus intime."
Albert Camus


vendredi 4 juin 2010

4 juin 2010...

4 juin 2010...





"Je vous cherche toujours,
et je trouve que tout me manque,
parce que vous me manquez."
Marie de Rabutin-Chantal - Marquise de Sévigné

jeudi 27 mai 2010

Ordinaire... à travers champs

Ordinaire à travers champs...





"Les grandes vérités sont ordinairement simples."

Guillaume Malsherbes












Se laisser porter par le vent,
par ses pas, son humeur, son envie,
ses pensées, par plaisir tout simplement,
d'ordinaire, ce n'est pas remarquable ;
quoi de plus banal que l'ordinaire !
Cette fleur tout à fait ordinaire
est dans un champ somme toute banal !
Et pourtant, je la remarque...








Comme dans le quotidien somme toute banal,
je marche, lève la tête, regarde mes pas,
lève la tête...
Qu'il y a-t-il d'extraordinaire à ça ?
C'est bien ça, il s'agit d'un ordinaire,
somme toute très banal !
Et je me laisse porter par le vent...














Ayant marché à travers champs,
je me repose un moment à l'ombre de ces arbres
et songe à ce doux poème de l'enfance...







Ma collection

Tous les baisers
Qu'on m'a donnés
Toutes les bulles de tendresse
et tous mes colliers de caresses
j'en fais la collection...

Peut-être il poussera
Des forêts d'arbres à bises
Des buissons tendres de murmures
Un hérisson aux doigts très doux
Lorsque je sèmerai
Ma collection, en mai !

Tous les baisers
Qu'on m'a donnés
Toutes les bulles de tendresse
et tous mes colliers de caresses
je les garde bien au doux
dans un beau coffret à bisous.

Christian Poslaniec








Cette poésie est simple comme ce champ,
peut-être, somme toute ordinaire...
Ce qu'il y a de remarquable cependant,
ce sont ces coquelicots qui éclairent les herbes,
et donnent vie à mon regard,
comme les mots de cette poésie animent mon coeur...










C'est en ça que ce moment ordinaire
n'est plus tout à fait banal...
C'est parce qu'à mon regard,
ayant retrouvé les mots de cette poésie,
cet après-midi est extraordinaire...








"Il n'y a rien de plus ordinaire
que le désir d'être remarquable."
Oliver Wendell Holmes

lundi 24 mai 2010

24 mai... Un vrai coquelicot !

24 mai... Un vrai coquelicot !





"La beauté est vérité, la vérité beauté.
C'est tout ce que vous savez sur terre.
Et c'est tout ce qu'il faut savoir !"
John Keats








Comme un enfant...
En marchant dans le champ, un coquelicot, vrai !
Il rayonne au soleil, il éclaire la prairie ;
C'est le seul que j'ai réellement aperçu cet après-midi...
Un coquelicot, vrai, au milieu du champ,
Au milieu de tous les autres.
C'est, pour moi, comme une vérité ;

Un coquelicot, vrai, comme les mots de l'enfance !













Puisque mai tout en fleurs
dans les prés nous réclame


Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame,
Viens ! ne te lasse pas de mêler à ton âme
La campagne, les bois, les ombrages charmants,
Les larges clairs de lune au bord des flots dormants,
Le sentier qui finit où le chemin commence,
Et l'air et le printemps et l'horizon immense,
L'horizon que ce monde attache humble et joyeux
Comme une lèvre au bas de la robe des cieux !
Viens ! et que le regard des pudiques étoiles
Qui tombe sur la terre à travers tant de voiles,
Que l'arbre pénétré de parfums et de chants,
Que le souffle embrasé de midi dans les champs,
Et l'ombre et le soleil et l'onde et la verdure,
Et le rayonnement de toute la nature
Fassent épanouir, comme une double fleur,
La beauté sur ton front et l'amour dans ton coeur !

Victor Hugo







"Les enfants posent en général deux sortes de questions :
celles qui exigent une réponse,
et celles qui n'en exigent pas."
Noëlle Châtelet

dimanche 23 mai 2010

23 mai 2008

23 mai 2008

"Un père n'est pas celui qui donne la vie,

ce serait trop facile,
un père c'est celui qui donne l'amour."
Denis Lord






A mon père
Mon Père Louis, Jean, François,
Avec vos prénoms de navires,
Mon Père mien, mon Père à moi,
Et dont les yeux couleur de myrrhe,

Disaient une âme vraie et sûre,
En sa douceur et sa bonté,
Où s'avérait noble droiture,
Et qui luisait comme un été,

Mon Père avec qui j'ai vécu
Et dans une ferveur amie,
Depuis l'enfance où j'étais nu,
Jusqu'en la vieillesse où je suis.

Mon Père, amour m'était en vous,
Que j'ai gardé toute ma vie,
Ainsi qu'une lumière luie
En moi, et qui vous disait tout ;

Mon père qui étiez ma foi
Toute de clarté souriante,
Dont la parole m'était loi
Consentie par mon âme aimante,

Mon Père doux à mes erreurs,
Et qui me pardonniez mes fautes,
Aux jours où trop souvent mon coeur
De sagesse n'était plus l'hôte,

Mon Père ainsi je vous ai su
Dans les heures comme elles viennent
Du ciel ou d'enfer descendues,
Apportant la joie ou la peine.

Or paix et qui était en vous
En l'amour du monde et des choses,
Alors que mon coeur un peu fou
Les voyait eux, parfois moins roses,

C'était vous lors qui m'apportiez
Foi en eux qui n'était en moi,
Lorsque si doux vous souriiez
À mes craintes ou mon émoi,

Et vous étiez alors mon Dieu,
Et qui me donniez en silence,
Et rien que par votre présence
Espoir en le bonheur qu'on veut.

Pour mieux accepter en l'attente
L'instant qui est, le jour qui vient,
Et sans que doute les démente
Croire aux joies dans les lendemains.

Ô mon Père, vous qui m'aimiez
Autant que je vous ai aimé,
Mon Père vous et qui saviez
Ce que je pensais ou rêvais,

Un jour où j'avais cru trouver
Celle qui eut orné ma vie,
À qui je m'étais tout donné,
Mais qui las ! ne m'a pas suivi,

Alors et comme je pleurais,
C'est vous si doux qui m'avez dit
Rien n'est perdu et tout renaît
Il est plus haut des paradis,

Et c'est épreuve pour ta chair
Sans plus mais d'âme un autre jour,
Tu trouveras le vrai amour
Eternel comme est la lumière,

Et pars et va sur les navires
Pour oublier ici ta peine,
Puisque c'est ce que tu désires,
Et bien que ce soit chose vaine,

Va, mon fils, je suis avec toi
Tu ne seras seul sous les voiles,
Va, pars et surtout garde foi,
Dans la vie et dans ton étoile.

Or des jours alors ont passé
De nuit, de brume ou d'or vêtus,
Et puis des mois et des années
Qu'ensemble nous avons vécus

Mon Père et moi d'heures sincères,
Où nous était de tous les jours
La vie ou douce, ou bien amère,
Ainsi qu'elle est et tour à tour,

Et puis en un matin d'avril
Les anges noirs eux, sont venus,
Et comme il tombait du grésil
Sur les arbres encore nus,

C'est vous mon Père bien aimé,
Qui m'avez dit adieu tout bas,
Vos yeux dans les miens comme entrés
Qui êtes mort entre mes bras.

Max Elskamp



"Dans une prochaine vie, papa,
j'aimerais te reprendre comme père."
Bernard Werber

jeudi 20 mai 2010

Rise up...

Rise up...