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ce dont on manque
"Ce qu'on a pas, ce qu'on n'est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l'amour." Platon
ce dont on manque
ce dont on manque
ce dont on manque
Ordinaire à travers champs...

"Les grandes vérités sont ordinairement simples."
Guillaume Malsherbes

Se laisser porter par le vent,par ses pas, son humeur, son envie,ses pensées, par plaisir tout simplement,d'ordinaire, ce n'est pas remarquable ;quoi de plus banal que l'ordinaire !Cette fleur tout à fait ordinaireest dans un champ somme toute banal !Et pourtant, je la remarque...
Comme dans le quotidien somme toute banal,je marche, lève la tête, regarde mes pas,lève la tête...Qu'il y a-t-il d'extraordinaire à ça ?C'est bien ça, il s'agit d'un ordinaire,somme toute très banal !Et je me laisse porter par le vent...


Ayant marché à travers champs,je me repose un moment à l'ombre de ces arbreset songe à ce doux poème de l'enfance...
Ma collectionTous les baisersQu'on m'a donnésToutes les bulles de tendresseet tous mes colliers de caressesj'en fais la collection...Peut-être il pousseraDes forêts d'arbres à bisesDes buissons tendres de murmuresUn hérisson aux doigts très douxLorsque je sèmeraiMa collection, en mai !Tous les baisersQu'on m'a donnésToutes les bulles de tendresseet tous mes colliers de caressesje les garde bien au douxdans un beau coffret à bisous.Christian Poslaniec
Cette poésie est simple comme ce champ,peut-être, somme toute ordinaire...Ce qu'il y a de remarquable cependant,ce sont ces coquelicots qui éclairent les herbes,et donnent vie à mon regard,comme les mots de cette poésie animent mon coeur...
C'est en ça que ce moment ordinairen'est plus tout à fait banal...C'est parce qu'à mon regard, ayant retrouvé les mots de cette poésie,cet après-midi est extraordinaire...
"Il n'y a rien de plus ordinaire que le désir d'être remarquable." Oliver Wendell Holmes
24 mai... Un vrai coquelicot !
"La beauté est vérité, la vérité beauté. C'est tout ce que vous savez sur terre. Et c'est tout ce qu'il faut savoir !"
John Keats
Comme un enfant...En marchant dans le champ, un coquelicot, vrai !
Il rayonne au soleil, il éclaire la prairie ;
C'est le seul que j'ai réellement aperçu cet après-midi...
Un coquelicot, vrai, au milieu du champ,
Au milieu de tous les autres.
C'est, pour moi, comme une vérité ; Un coquelicot, vrai, comme les mots de l'enfance !



Puisque mai tout en fleurs
dans les prés nous réclame
Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame,Viens ! ne te lasse pas de mêler à ton âmeLa campagne, les bois, les ombrages charmants,Les larges clairs de lune au bord des flots dormants,Le sentier qui finit où le chemin commence,Et l'air et le printemps et l'horizon immense,L'horizon que ce monde attache humble et joyeuxComme une lèvre au bas de la robe des cieux !Viens ! et que le regard des pudiques étoilesQui tombe sur la terre à travers tant de voiles,Que l'arbre pénétré de parfums et de chants,Que le souffle embrasé de midi dans les champs,Et l'ombre et le soleil et l'onde et la verdure,Et le rayonnement de toute la natureFassent épanouir, comme une double fleur,La beauté sur ton front et l'amour dans ton coeur !
Victor Hugo
"Les enfants posent en général deux sortes de questions : celles qui exigent une réponse, et celles qui n'en exigent pas." Noëlle Châtelet
23 mai 2008
"Un père n'est pas celui qui donne la vie,
ce serait trop facile,
un père c'est celui qui donne l'amour."
Denis Lord
A mon père
Mon Père Louis, Jean, François,
Avec vos prénoms de navires,
Mon Père mien, mon Père à moi,
Et dont les yeux couleur de myrrhe,
Disaient une âme vraie et sûre,
En sa douceur et sa bonté,
Où s'avérait noble droiture,
Et qui luisait comme un été,
Mon Père avec qui j'ai vécu
Et dans une ferveur amie,
Depuis l'enfance où j'étais nu,
Jusqu'en la vieillesse où je suis.
Mon Père, amour m'était en vous,
Que j'ai gardé toute ma vie,
Ainsi qu'une lumière luie
En moi, et qui vous disait tout ;
Mon père qui étiez ma foi
Toute de clarté souriante,
Dont la parole m'était loi
Consentie par mon âme aimante,
Mon Père doux à mes erreurs,
Et qui me pardonniez mes fautes,
Aux jours où trop souvent mon coeur
De sagesse n'était plus l'hôte,
Mon Père ainsi je vous ai su
Dans les heures comme elles viennent
Du ciel ou d'enfer descendues,
Apportant la joie ou la peine.
Or paix et qui était en vous
En l'amour du monde et des choses,
Alors que mon coeur un peu fou
Les voyait eux, parfois moins roses,
C'était vous lors qui m'apportiez
Foi en eux qui n'était en moi,
Lorsque si doux vous souriiez
À mes craintes ou mon émoi,
Et vous étiez alors mon Dieu,
Et qui me donniez en silence,
Et rien que par votre présence
Espoir en le bonheur qu'on veut.
Pour mieux accepter en l'attente
L'instant qui est, le jour qui vient,
Et sans que doute les démente
Croire aux joies dans les lendemains.
Ô mon Père, vous qui m'aimiez
Autant que je vous ai aimé,
Mon Père vous et qui saviez
Ce que je pensais ou rêvais,
Un jour où j'avais cru trouver
Celle qui eut orné ma vie,
À qui je m'étais tout donné,
Mais qui las ! ne m'a pas suivi,
Alors et comme je pleurais,
C'est vous si doux qui m'avez dit
Rien n'est perdu et tout renaît
Il est plus haut des paradis,
Et c'est épreuve pour ta chair
Sans plus mais d'âme un autre jour,
Tu trouveras le vrai amour
Eternel comme est la lumière,
Et pars et va sur les navires
Pour oublier ici ta peine,
Puisque c'est ce que tu désires,
Et bien que ce soit chose vaine,
Va, mon fils, je suis avec toi
Tu ne seras seul sous les voiles,
Va, pars et surtout garde foi,
Dans la vie et dans ton étoile.
Or des jours alors ont passé
De nuit, de brume ou d'or vêtus,
Et puis des mois et des années
Qu'ensemble nous avons vécus
Mon Père et moi d'heures sincères,
Où nous était de tous les jours
La vie ou douce, ou bien amère,
Ainsi qu'elle est et tour à tour,
Et puis en un matin d'avril
Les anges noirs eux, sont venus,
Et comme il tombait du grésil
Sur les arbres encore nus,
C'est vous mon Père bien aimé,
Qui m'avez dit adieu tout bas,
Vos yeux dans les miens comme entrés
Qui êtes mort entre mes bras.
Max Elskamp
"Dans une prochaine vie, papa,
j'aimerais te reprendre comme père."
Bernard Werber
Petit chant de poésie...
"Vivre en poésie, ce n'est pas renoncer ;
c'est se garder à la lisière de l'apparent et du réel,
sachant qu'on ne pourra jamais réconcilier, ni circonscrire."
Andrée Chedid
Douce caresse de printemps,
Comme baiser effleurant ma bouche,
Jeune amande verte et douce,
Vers de poésie, irrésistible frisson,
Sur mon corps, mes lèvres, ma peau,
Je désire le printemps,
Tels les pétales d'une jeune fleur,
Etoiles bleues au dessus du ciel,
Embrassent le champ, vert de printemps,
Champ de désir, pour toi,
Petit chant de poésie,
Douce fleur de printemps...
"Le printemps, c'est tout un poème.
On en parle, on le pratique, on l'attend..."
Alphonse Boudard
Le petit poème
Il faut caresser le petit poème
D'une main légère et qui pèse à peine,
Toujours dans le sens des plumes des ailes,
Pour l'apprivoiser, lui dire qu'on l'aime
Que le ciel immense est son vrai domaine,
Qu'il est tendre et beau, que la vie l'appelle...
Il hésite un peu, l'attente est si belle,
Il frémit encor, le désir l'entraîne
Et s'envole alors le petit poème.
Jacques Charpentreau
Petit chant de poésie
Pour douce fleur de printemps...
"Dans la poésie,
la vie est encore plus vie
que la vie même."
Vissarion Bielinski
Comme fleurs sauvages...
"La force naît de l'adversité et des souffrances."
Paul Ohl
"Le malheur n'est jamais pur, pas plus que le bonheur.
Un mot permet d'organiser une autre manière de comprendre
le mystère de ceux qui s'en sont sortis : la résilience,
qui désigne la capacité à réussir, à vivre, à se développer
en dépit d'adversité."
Boris Cyrulnik
A bien la regarder,
la nature, forte, fragile,
peut nous apprendre la patience,
le renoncement, le courage,
à grandir dans l'adversité du quotidien,
des épreuves de la vie...
Avancer avec sagesse,
tout en ayant son coeur et son âme d'enfant...
"Le courage est la lumière de l'adversité."
Vauvenargues
Le petit monde des enfants
Le ciel enveloppe nos jeux ;
Nos cris sont ceux de l'hirondelle,
Un papillon nous rend heureux
Nos bras battent comme des ailes.
En nous le soleil resplendit.
Tous les instants sont des arômes
Le sol reflète un paradis :
Celui de la fée et des gnomes.
Le frais encens venu des tiges,
Du sang végétal et des troncs
Nous donne de joyeux vertiges,
Que les songes étoileront.
Nous sommes des rais de lumière
Pris à l'éclat de la beauté.
Notre regard reste fixé
Sur l'entrelacs de la chimère
Et le cristal des puretés.
Alice Cluchier
Comme des fleurs sauvages...
"Notre fragilité
est ce qui nous rend uniques."
Etgar Keret