
"Sous les vagues, la mer est dressée,
on dirait qu'elle est au ciel, qu'elle touche et arrose les nuages qui couvrent tout."
Ovide
Au début...La main tendue vers cette vague,
Mes doigts essaient d'attraper l'eau ;
Mais sur ma peau, caresse, glisse,
Au creux des galets se faufile,
Ecume d'éclats de rires pétille,
Telle une jeune femme vive
S'en retournant se cacher à nouveau !




Je lève les yeux au ciel !
Ensuite...Comment puis-je te garder
Avec moi, te tenir par la main,
Toi, si futile, t'amusant à nouveau
A chaque fois que tu approches,
Me laissant un regard, ton sourire,
Et t'en retournant courir malice
De désir me défier à nouveau ?




Amusé, je lève encore les yeux au ciel !
... et ensuite...Tu ne peux pas t'essouffler
A ce jeu, établissant les règles
Comme tu veux, comme il te semble ;
Je n'ai plus qu'à attendre, espérer
Venant vers moi à nouveau,
Me laissant sur mes doigts, mon corps,
Ton parfum s'évaporer sur ma peau...




Du ciel je baisse les yeux !
Enfin !Cette fois tu as laissé quelque chose,
Sous la forme d'un objet, d'un galet...
Que dire ? Peut-être un coeur brisé,
Mais c'est moi qui en fait cette idée ;
Garder de toi, intime, un secret,
Qu'avec moi je pourrais emporter
Pour ne point jamais t'oublier !
"L'amour est une mer
dont la femme est la rive."
Victor Hugo
