L i f e i s b e a u t i f u l

L i f e i s b e a u t i f u l
ce dont on manque

"Ce qu'on a pas, ce qu'on n'est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l'amour." Platon


ce dont on manque
ce dont on manque

ce dont on manque

mardi 5 avril 2011

Vincent rêve...

Vincent rêve...



"N’oublions pas que les petites émotions
sont les grands capitaines de nos vies
et qu’à celles-là nous y obéissons sans le savoir."
Vincent Van Gogh ( Extrait d’une lettre à son frère Théo )
















Vincent rêve d'amour comme illusion,
De s'échapper du monde par la couleur
Dans un bleu iris comme cette vision
D'un regard qui ne voit plus la douleur

A vivre en ce monde tant d'émotions,
De colères, passions, d’indifférence,
A l’amour ne portons plus attention
Et y préférons haine et coups de lance.

De sentiments fragiles en faire un Art,
Parce qu’aimer est essentiel à la vie.










Photos inspired by K'line Bloom... ou inspiré par K'line...:)




Iris - Vincent van Gogh (1889)


Les Iris ont été peints par Vincent Van Gogh dès la première semaine de son internement
dans l’asile de Saint-Paul-de-Mausole, près de Saint-Rémy-de-Provence.
Il ne lui était pas encore permis de se promener dans le parc de l’asile,
et seul le petit jardin dans la cour du quartier réservé aux hommes lui était accessible.
De nombreux auteurs ont vu, dans le sentiment d’étouffement que suscitent ces iris prisonniers du cadre de la toile,
d’où le ciel est exclu par le peintre, une relation psychologique avec son enfermement.
La somptuosité des bleus et des violets sur l’ocre du terrain, l’unique fleur blanche « comme un papillon »,
font de cette toile l’une des plus captivantes de Vincent Van Gogh.









"Il n’y a rien de plus réellement artistique
que d’aimer les gens."
Vincent Van Gogh

lundi 4 avril 2011

Là où il y a de la vie...

Là où il y a de la vie...




"La créativité est faite d’attention et de respect pour les petits faits de la vie."
Francesco Alberoni









Le bourdonnement de la vie se fait entendre dans le champ, près du cerisier.
Une multitude d'êtres vivants se dépêche pour créer à nouveau, pour donner naissance...







Là où il y a de la vie monte un murmure entre fleurs, êtres vivants...













Abricotier, cerisier, fleurs des champs offrent leur essence pour un jour de printemps...







Tout a été dessiné je crois autour de quelques fleurs...







"L’essentiel pour le bonheur de la vie,
c’est-ce que l’on a en soi-même."
Arthur Schopenhauer

vendredi 1 avril 2011

Adieu !

Adieu !





Adieu ! je crois qu’en cette vie
Je ne te reverrai jamais.
Dieu passe, il t’appelle et m’oublie ;
En te perdant je sens que je t’aimais.

Pas de pleurs, pas de plainte vaine.
Je sais respecter l’avenir.
Vienne la voile qui t’emmène,
En souriant je la verrai partir.

Tu t’en vas pleine d’espérance,
Avec orgueil tu reviendras ;
Mais ceux qui vont souffrir de ton absence,
Tu ne les reconnaîtras pas.

Adieu ! tu vas faire un beau rêve
Et t’enivrer d’un plaisir dangereux ;
Sur ton chemin l’étoile qui se lève
Longtemps encor éblouira tes yeux.

Un jour tu sentiras peut-être
Le prix d’un coeur qui nous comprend,
Le bien qu’on trouve à le connaître,
Et ce qu'on souffre en le perdant.

Alfred de Musset


samedi 12 mars 2011

Rêve de couleurs printemps

Rêve de Printemps




"Les rêves sont comme des îles.
Alors on est tout seul quand on rêve
et ça ne peut pas être autrement."

Jacques Poulin








Les rêves

Le visage de ceux qu'on n'aime pas encor
Apparaît quelquefois aux fenêtres des rêves,
Et va s'illuminant sur de pâles décors
Dans un argentement de lune qui se lève.


Il flotte du divin aux grâces de leur corps,
Leur regard est intense et leur bouche attentive ;
Il semble qu'ils aient vu les jardins de la mort
Et que plus rien en eux de réel ne survive.


La furtive douceur de leur avènement
Enjôle nos désirs à leurs vouloirs propices,
Nous pressentons en eux d'impérieux amants
Venus pour nous afin que le sort s'accomplisse ;














Ils ont des gestes lents, doux et silencieux,
Notre vie uniment vers leur attente afflue :
Il semble que les corps s'unissent par les yeux
Et que les âmes sont des pages qu'on a lues.


Le mystère s'exalte aux sourdines des voix,
A l'énigme des yeux, au trouble du sourire,
A la grande pitié qui nous vient quelquefois
De leur regard, qui s'imprécise et se retire...


Ce sont des frôlements dont on ne peut guérir,
Où l'on se sent le coeur trop las pour se défendre,
Où l'âme est triste ainsi qu'au moment de mourir ;
Ce sont des unions lamentables et tendres...


Et ceux-là resteront, quand le rêve aura fui,
Mystérieusement les élus du mensonge,
Ceux à qui nous aurons, dans le secret des nuits,
Offert nos lèvres d'ombre, ouvert nos bras de songe.


Anna de Noailles








"Lorsqu'il n'y aura plus d'amants heureux,
le ciel perdra sa couleur."

Wilhelm Reich

samedi 26 février 2011

Bottle


samedi 12 février 2011

...et puis sans vagues (3)

Rythmes (3)




"Les hommes éveillés n’ont qu’un monde,
mais les hommes endormis ont chacun leur monde."
Héraclite d’Ephèse







J'ai envie d'écrire quelques phrases...







... mais à quoi bon mettre des mots sur ces images !
Le rythme de l'eau qui éclabousse la roche,
n'appartient qu'à l'univers de ma rêverie ;
Chacun peut imaginer et façonner son monde à son image...







Il n'y a plus de vagues...














Oui, je suis le rêveur ...

Oui, je suis le rêveur ; je suis le camarade
Des petites fleurs d'or du mur qui se dégrade,
Et l'interlocuteur des arbres et du vent.
Tout cela me connaît, voyez-vous. J'ai souvent,
En mai, quand de parfums les branches sont gonflées,
Des conversations avec les giroflées ;
Je reçois des conseils du lierre et du bleuet.
L'être mystérieux, que vous croyez muet,
Sur moi se penche, et vient avec ma plume écrire.
J'entends ce qu'entendit Rabelais ; je vois rire
Et pleurer ; et j'entends ce qu'Orphée entendit.
Ne vous étonnez pas de tout ce que me dit
La nature aux soupirs ineffables. Je cause
Avec toutes les voix de la métempsycose.
Avant de commencer le grand concert sacré,
Le moineau, le buisson, l'eau vive dans le pré,
La forêt, basse énorme, et l'aile et la corolle,
Tous ces doux instruments, m'adressent la parole ;
Je suis l'habitué de l'orchestre divin;
Si je n'étais songeur, j'aurais été sylvain.
... 











...
J'ai fini, grâce au calme en qui je me recueille,
A force de parler doucement à la feuille,
A la goutte de pluie, à la plume au rayon,
Par descendre à ce point dans la création,
Cet abîme où frissonne un tremblement farouche,
Que je ne fais plus même envoler une mouche!
Le brin d'herbe, vibrant d'un éternel émoi,
S'apprivoise et devient familier avec moi,
Et, sans s'apercevoir que je suis là, les roses
Font avec les bourdons toutes sortes de choses ;
Quelquefois, à travers les doux rameaux bénis,
J'avance largement ma face sur les nids,
Et le petit oiseau, mère inquiète et sainte,
N'a pas plus peur de moi que nous n'aurions de crainte,
Nous, si l'oeil du bon Dieu regardait dans nos trous ;
Le lys prude me voit approcher sans courroux,
Quand il s'ouvre aux baisers du jour ; la violette
La plus pudique fait devant moi sa toilette ;
Je suis pour ces beautés l'ami discret et sûr
Et le frais papillon, libertin de l'azur,
Qui chiffonne gaîment une fleur demi-nue,
Si je viens à passer dans l'ombre, continue,
Et, si la fleur se veut cacher dans le gazon,
Il lui dit: «Es-tu bête ! Il est de la maison.»

Victor Hugo










"La terre nous en apprend plus long sur nous
que tous les livres.
Parce qu'elle nous résiste.
L'homme se découvre
quand il se mesure avec l'obstacle."
Antoine de Saint-Exupéry

mercredi 9 février 2011

Terrain vagues (2)

Terrain vagues (2)




"Les petites choses n’ont l’air de rien, mais elles donnent la paix."
Georges Bernanos









Emu et en paix devant cette beauté ordinaire,
j'ai envie de dire, écrire, exprimer tant de choses ;
Sur ce terrain, je me sens ni grand ni petit, 
Tout me semble possible et tout semble à construire...







"C'est quelquefois de petites choses qui changent votre vie pour toujours !"
Sophie Guerin





















J'emporte avec moi du soleil dans mes yeux,
Quelques cailloux sous mes pieds,
Des embruns dans mes cheveux,
Et du sel sur ma bouche...







"Nous ne sommes pas tout à fait les mêmes
suivant le décor où nous vivons.
Les choses qui arrivent ici
seraient impossibles ailleurs,
nous sommes les victimes des lieux."
Minou Petrowski