Paroles de slam !
Je dors sur mes 2 oreilles
J’ai constaté que la douleur était une bonne source d’inspiration
Et que les zones d’ombre du passé montrent au stylo la direction
La colère et la galère sont des sentiments productifs
Qui donnent des thèmes puissants, quoi qu’un peu trop répétitifs
A croire qu’il est plus facile de livrer nos peines et nos cris
Et qu’en un battement de cils un texte triste est écrit
On se laisse aller sur le papier et on emploie trop de métaphores
Pourtant je t’ai déjà dit que tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts
C’est pour ça qu’aujourd’hui j’ai décidé de changer de thème
D’embrasser le premier connard venu pour lui dire je t’aime
Des lyrics pleins de vie avec des rimes pleines d’envie
Je vois, je veux, je vis, je vais, je viens, je suis ravi
C’est peut-être une texte trop candide mais il est plein de sincérité
Je l’ai écrit avec une copine, elle s’appelle Sérénité
Toi tu dis que la vie est dure et au fond de moi je pense pareil
Mais je garde les idées pures et je dors sur mes 2 oreilles
Évidemment on marche sur un fil, chaque destin est bancal
Et l’existence est fragile comme une vertèbre cervicale
On t’a pas vraiment menti, c’est vrai que parfois tu vas saigner
Mais dans chaque putain de vie, y’a tellement de choses à gagner
J’aime entendre, raconter, j’aime montrer et j’aime voir
J’aime apprendre, partager, tant qu’y a de l’échange y’a de l’espoir
J’aime les gens, j’aime le vent, c’est comme ça je joue pas un rôle
J’ai envie, j’ai chaud, j’ai soif, j’ai hâte, j’ai faim et j’ai la gaule
J’espère que tu me suis, dans ce que je dis y’a rien de tendancieux
Quand je ferme les yeux, c’est pour mieux ouvrir les cieux
C’est pas une religion, c’est juste un état d’esprit
Y’a tellement de choses à faire et ça maintenant je l’ai compris
Chaque petit moment banal, je suis capable d’en profiter
Dans la vie j’ai tellement de kifs que je pourrai pas tous les citer
Moi en été je me sens vivre, mais en hiver c’est pareil
J’ai tout le temps l’œil du tigre, et je dors sur mes 2 oreilles
Je n'suis pas le plus chanceux mais je me sens pas le plus à plaindre
Et j’ai compris les règles du jeu, ma vie c’est moi qui vais la peindre
Alors je vais y mettre le feu en ajoutant plein de couleurs
Moi quand je regarde par la fenêtre je vois que le béton est en fleur
J’ai envie d’être au cœur de la ville et envie d’être au bord de la mer
De voir le delta du Nil et j’ai envie d’embrasser ma mère
J’ai envie d’être avec les miens et j’ai envie de faire des rencontres
J’ai les moyens de me sentir bien et ça maintenant je m’en rends compte
Je voulais pas écrire un texte « petite maison dans la prairie »
Mais j’étais de bonne humeur et même mon stylo m’a souri
Et puis je me suis demandé si j’avais le droit de pas être rebelle
D’écrire un texte de slam pour affirmer que la vie est belle
Si tu me chambres je m’en bats les reins, parfois je me sens inattaquable
Parce que je suis vraiment serein et je suis pas prêt de péter un câble
La vie c’est gratuit je vais me resservir et tu devrais faire pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles
La vie c’est gratuit je vais me resservir et ce sera toujours pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles
© Grand Corps Malade - 2005
dimanche 9 janvier 2011
samedi 1 janvier 2011
2011... Sian pouli !
2011... Sian pouli !

Raimu dans une scène de la pièce "Marius" de Marcel Pagnol (1931) - Spectacle au théâtre de Marseille
- "Et je te dis qu'àprès 2010, il y a 2012 !" César
- "Oh César, fais pas de cagade !" Mangiapan
- "( 2010, 2011, 2012... Oh fan ! Et pourquoi il me le coupe pas à 2011 ? )" Escartefigue
Bonne et heureuse année à toutes et tous !
... et puis, extraite du film "Fanny", cette petite phrase de Marcel Pagnol ;
je la trouve fort à propos après cette période de fêtes et de cadeaux en tous genres...
"Les folies, c'est toujours pareil,
dès qu'on a ce qu'on voulait,
on se demande un peu pourquoi on l'a voulu !"
Marcel Pagnol

Raimu dans une scène de la pièce "Marius" de Marcel Pagnol (1931) - Spectacle au théâtre de Marseille
- "Et je te dis qu'àprès 2010, il y a 2012 !" César
- "Oh César, fais pas de cagade !" Mangiapan
- "( 2010, 2011, 2012... Oh fan ! Et pourquoi il me le coupe pas à 2011 ? )" Escartefigue
Bonne et heureuse année à toutes et tous !
... et puis, extraite du film "Fanny", cette petite phrase de Marcel Pagnol ;
je la trouve fort à propos après cette période de fêtes et de cadeaux en tous genres...
"Les folies, c'est toujours pareil,
dès qu'on a ce qu'on voulait,
on se demande un peu pourquoi on l'a voulu !"
Marcel Pagnol
samedi 27 novembre 2010
De ma fenêtre...
De ma fenêtre...

"Le temps passe.Et chaque fois qu'il y a du temps qui passe, il y a quelque chose qui s'efface".
Jules Romains

De ma fenêtre je vois
Vers la colline, les arbres,
Disparaître dans le froid,
Les feuilles devenant marbre.
Je vois aussi s'effacer
Soleil, horizon et ciel,
Tout le temps usé, passé,
Sentiments superficiels.
De voir le monde changer
Moins injuste j'aimerais
Qu'il devienne, plus léger,
Sincère, joyeux et vrai.



De ma fenêtre je vois,
Tout ce que je n'ai pas fait,
Tout ce qui est bon en moi,
Et même tout le mauvais.
Les nuages ont emportés
Les illusions et les rêves,
L'avenir, ta destinée ;
Ta vie fût bien courte et brève.

De ma fenêtre le monde,
Le vide, la vie, l'avenir.
En moi, la colère gronde ;
J'ai tant encore à te dire.
"Vanité que vouloir changer le monde.
Le monde change à son heure,
malgré ceux qui veulent le changer."
Robert Marteau

"Le temps passe.Et chaque fois qu'il y a du temps qui passe, il y a quelque chose qui s'efface".
Jules Romains

De ma fenêtre je vois
Vers la colline, les arbres,
Disparaître dans le froid,
Les feuilles devenant marbre.
Je vois aussi s'effacer
Soleil, horizon et ciel,
Tout le temps usé, passé,
Sentiments superficiels.
De voir le monde changer
Moins injuste j'aimerais
Qu'il devienne, plus léger,
Sincère, joyeux et vrai.



De ma fenêtre je vois,
Tout ce que je n'ai pas fait,
Tout ce qui est bon en moi,
Et même tout le mauvais.
Les nuages ont emportés
Les illusions et les rêves,
L'avenir, ta destinée ;
Ta vie fût bien courte et brève.

De ma fenêtre le monde,
Le vide, la vie, l'avenir.
En moi, la colère gronde ;
J'ai tant encore à te dire.
"Vanité que vouloir changer le monde.
Le monde change à son heure,
malgré ceux qui veulent le changer."
Robert Marteau
Libellés :
Le temps s'égare...
dimanche 14 novembre 2010
Soleil et lumière...
Lumière et soleil...

"Comment peut-on apprendre à se connaître soi-même ?
Par la méditation, jamais, mais bien par l'action."
Gandhi


Lumière sur une certitude
Je gravis sentiers, colline,
Glisse dans les bruyères, bleues,
Jambes griffées, écorchées,
Le front humide, joyeux, déterminé.
J’avance là, vers ce soleil,
Traverse dans la lumière,
Ecarte à nouveau la bruyère,
Roches et cailloux, rouges,
Sous mes pieds roulent,
S’enroulent à mes pensées,
Et maintenant me font douter.
Je défie arbres, gravité,
Appuyé, doigts tendus,
Aux troncs noirs, à l’écorce,
Caressée de la main ;
Je monte encore, souffle.
Le soleil s’éloigne, recule,
Perdu derrière l’horizon,
Comme illusions, idées reçues,
J’avance encore, toujours,
Le cœur vibrant, vivant,
Perdu dans mes convictions.

D’un arbre à un autre,
D’un pas devant l’autre,
Toujours s’éloigne, recule,
Vérités ou certitudes,
Sur tout, sur vous, sur toi,
Sur la vie, sur le monde,
Sur ma personne, je croyais.
A vouloir toucher le soleil,
Sa clarté m’est offerte,
Mais point sa lumière,
Sur ce qu’est le monde, l'autre.





Perdu dans cette immensité,
Soleil se perd à l’horizon,
J’avance encore, toujours,
Avec illusions, conviction,
Perd mes idées reçues,
En chemin, sur la route,
Inutiles, bien trop lourdes ;
Il n’y a rien à trouver ici, seul,
En cette fin de journée,
Jouant avec les ombres,
Fuyant vers le soleil.



Adossé contre un arbre,
Ma course s’arrête, respire,
Glisse vers le sol, m’appuie,
La nuque contre le tronc,
Les yeux vers le ciel,
Chavire, tombe, chute.
Je sais, je crois, une certitude :
Un visage, un regard, manque.
Dans mes cheveux, une main,
Perdue, caressant mes espoirs,
Sur la connaissance de moi,
Apporte lumière et soleil.
Il manque un autre, il manque toi !
Seul, je ne découvre pas le monde,
Je ne me connais pas...

"La possibilité de vivre
commence dans le regard de l'autre."
Michel Houellebecq

"Comment peut-on apprendre à se connaître soi-même ?
Par la méditation, jamais, mais bien par l'action."
Gandhi


Lumière sur une certitude
Je gravis sentiers, colline,
Glisse dans les bruyères, bleues,
Jambes griffées, écorchées,
Le front humide, joyeux, déterminé.
J’avance là, vers ce soleil,
Traverse dans la lumière,
Ecarte à nouveau la bruyère,
Roches et cailloux, rouges,
Sous mes pieds roulent,
S’enroulent à mes pensées,
Et maintenant me font douter.
Je défie arbres, gravité,
Appuyé, doigts tendus,
Aux troncs noirs, à l’écorce,
Caressée de la main ;
Je monte encore, souffle.
Le soleil s’éloigne, recule,
Perdu derrière l’horizon,
Comme illusions, idées reçues,
J’avance encore, toujours,
Le cœur vibrant, vivant,
Perdu dans mes convictions.

D’un arbre à un autre,
D’un pas devant l’autre,
Toujours s’éloigne, recule,
Vérités ou certitudes,
Sur tout, sur vous, sur toi,
Sur la vie, sur le monde,
Sur ma personne, je croyais.
A vouloir toucher le soleil,
Sa clarté m’est offerte,
Mais point sa lumière,
Sur ce qu’est le monde, l'autre.





Perdu dans cette immensité,
Soleil se perd à l’horizon,
J’avance encore, toujours,
Avec illusions, conviction,
Perd mes idées reçues,
En chemin, sur la route,
Inutiles, bien trop lourdes ;
Il n’y a rien à trouver ici, seul,
En cette fin de journée,
Jouant avec les ombres,
Fuyant vers le soleil.



Adossé contre un arbre,
Ma course s’arrête, respire,
Glisse vers le sol, m’appuie,
La nuque contre le tronc,
Les yeux vers le ciel,
Chavire, tombe, chute.
Je sais, je crois, une certitude :
Un visage, un regard, manque.
Dans mes cheveux, une main,
Perdue, caressant mes espoirs,
Sur la connaissance de moi,
Apporte lumière et soleil.
Il manque un autre, il manque toi !
Seul, je ne découvre pas le monde,
Je ne me connais pas...

"La possibilité de vivre
commence dans le regard de l'autre."
Michel Houellebecq
Libellés :
L'autre c'est moi...
lundi 1 novembre 2010
Hors sujet (2)
Hors sujet (2)

... et la vie continue !
"La vie n'est jamais belle ;
seules les images de la vie sont belles."
Arthur Schopenhauer

... et la vie continue !
"La vie n'est jamais belle ;
seules les images de la vie sont belles."
Arthur Schopenhauer
jeudi 21 octobre 2010
Hors sujet !
Hors sujet !

"Ce n’est pas le chemin qui est difficile,
c’est le difficile qui est le chemin."
Sören Kierkegaard


La nature m’apprend que, dans cette période d’automne,
certaines choses prennent fin, se terminent, meurent,
mais s’inscrivent à jamais dans l’éternité,
ne pourront point s’oublier, disparaitre tout à fait…
Ce n’est pas la fin qui est solitude…

... la solitude est dans la douleur.



"Le plus difficile à la fin,
ce n’est pas de voir la mort en face,
c’est parcourir le chemin qui y mène."
Bibi

"Ce n’est pas le chemin qui est difficile,
c’est le difficile qui est le chemin."
Sören Kierkegaard


La nature m’apprend que, dans cette période d’automne,
certaines choses prennent fin, se terminent, meurent,
mais s’inscrivent à jamais dans l’éternité,
ne pourront point s’oublier, disparaitre tout à fait…
Ce n’est pas la fin qui est solitude…

... la solitude est dans la douleur.



"Le plus difficile à la fin,
ce n’est pas de voir la mort en face,
c’est parcourir le chemin qui y mène."
Bibi
Libellés :
Jour de solitude
dimanche 17 octobre 2010
Plus douce sera la chute...
Plus douce sera la chute...
"Le plus dur, quand il faut finir, est de commencer."
Jean-Marie Laclavetine



Regarder la nature qui s'endort, change de couleurs,
est, pour moi, une sorte d' enseignement sur la véritable nature du monde.
La feuille devient ocre, déploie ses veines rouges, se recroqueville,
sèche et se laisse emporter par un vent froid, glacé, jusqu'à la chute !



A mes yeux, le monde, sous la forme de nervures,
terminaisons nerveuses du derme de la feuille,
épiderme de notre histoire universelle.
Mais où est donc l'Homme dans toutes ces nervures ?
Contraint à circuler, de plus en plus vite, jusqu'au bout du monde...
Est-ce que tout cela est bien naturel ?


Une feuille chute, tout à coup, lentement...

Il y a, dans ce simple phénomène naturel, toute l'histoire du monde,
inscrite, dans ces milliers de feuilles, balancées par le vent,
balancier d'une horloge fonctionnant depuis la nuit des temps...
Que sommes-nous donc prêt à perdre au gré du temps ?



Il n'y a pas ici de priorités, d'objectifs à atteindre, de résultats à analyser...
tout simplement des arbres, du vent et une saison qui s'éteind !
Mais c'est bien ridicule de parler ainsi...

Cet après-midi est douce, bien que le vent, froid, emporte les illusions,
les utopies, les amours, depuis la nuit des temps ; J'aime l'automne
et toutes les saisons qui arrivent, avec leurs illusions, les utopies et mes amours...


Une autre feuille chute, tout à coup, lentement...

"Trop haut, c'est l'impossible ;
trop bas ce sont les feuilles mortes.
La vie n'est pas là ;
regardez directement devant vous,
à hauteur d'hommes, et vous la verrez."
Eugène Fromentin

"Le plus dur, quand il faut finir, est de commencer."
Jean-Marie Laclavetine



Regarder la nature qui s'endort, change de couleurs,
est, pour moi, une sorte d' enseignement sur la véritable nature du monde.
La feuille devient ocre, déploie ses veines rouges, se recroqueville,
sèche et se laisse emporter par un vent froid, glacé, jusqu'à la chute !



A mes yeux, le monde, sous la forme de nervures,
terminaisons nerveuses du derme de la feuille,
épiderme de notre histoire universelle.
Mais où est donc l'Homme dans toutes ces nervures ?
Contraint à circuler, de plus en plus vite, jusqu'au bout du monde...
Est-ce que tout cela est bien naturel ?


Une feuille chute, tout à coup, lentement...

Il y a, dans ce simple phénomène naturel, toute l'histoire du monde,
inscrite, dans ces milliers de feuilles, balancées par le vent,
balancier d'une horloge fonctionnant depuis la nuit des temps...
Que sommes-nous donc prêt à perdre au gré du temps ?



Il n'y a pas ici de priorités, d'objectifs à atteindre, de résultats à analyser...
tout simplement des arbres, du vent et une saison qui s'éteind !
Mais c'est bien ridicule de parler ainsi...

Cet après-midi est douce, bien que le vent, froid, emporte les illusions,
les utopies, les amours, depuis la nuit des temps ; J'aime l'automne
et toutes les saisons qui arrivent, avec leurs illusions, les utopies et mes amours...


Une autre feuille chute, tout à coup, lentement...

"Trop haut, c'est l'impossible ;
trop bas ce sont les feuilles mortes.
La vie n'est pas là ;
regardez directement devant vous,
à hauteur d'hommes, et vous la verrez."
Eugène Fromentin
Libellés :
Automne...
mercredi 13 octobre 2010
Altération paradoxale...
Altération paradoxale...

"Le paradoxe de la condition humaine,
c'est qu'on ne peut devenir soi-même que sous l'influence des autres."Boris Cyrulnik



Un poing tape effroyablement dans ma poitrine,
me réveille en sursaut ; il n'y a soudain plus d'espoir !
Les mots vacillent dans le noir, mon corps tremble,
mon texte titube, perd l'équilibre...
J'étais adossé contre un arbre, vert,
et la croûte terrestre a soudain disparu
emportant branches, tronc, racines. Noir !
Adossé à la pourriture, je m'éveille,
le corps creusé par de sombres galeries !
Il fait noir et je ne vois rien, vide...
L'arbre de mon rêve était pourtant solide,
et je m'éveille, rongé par le doute.
Un autre semble avoir pris place dans mes songes,
et la confusion s'installe sur ma langue...
Cet "autre" et moi ne voyons pas les mêmes choses !
Nous habitons pourtant ensemble le commun du monde,
et ce monde d'un rêve espoir nous est semblable !
D'où vient ce mal ?


"Nous habitons un monde interprété par d’autres où il nous faut prendre place."
Boris Cyrulnik

Tout ceci n'est qu'un rêve, noir, ou sombre.
Ma vision s'accoutume maintenant à cette lumière étrange
et je m'aperçois qu'en fait, je ne sais pas grand chose !
Dans mon rêve, les fourmis rongaient le monde,
minuscules "choses" qui engloutissaient le savoir...
Peu importe... Je ne sais pas grand chose !

"L'ignorance vaut mieux qu'un savoir affecté."
Nicolas Boileau

"Le paradoxe de la condition humaine,
c'est qu'on ne peut devenir soi-même que sous l'influence des autres."Boris Cyrulnik



Un poing tape effroyablement dans ma poitrine,
me réveille en sursaut ; il n'y a soudain plus d'espoir !
Les mots vacillent dans le noir, mon corps tremble,
mon texte titube, perd l'équilibre...
J'étais adossé contre un arbre, vert,
et la croûte terrestre a soudain disparu
emportant branches, tronc, racines. Noir !
Adossé à la pourriture, je m'éveille,
le corps creusé par de sombres galeries !
Il fait noir et je ne vois rien, vide...
L'arbre de mon rêve était pourtant solide,
et je m'éveille, rongé par le doute.
Un autre semble avoir pris place dans mes songes,
et la confusion s'installe sur ma langue...
Cet "autre" et moi ne voyons pas les mêmes choses !
Nous habitons pourtant ensemble le commun du monde,
et ce monde d'un rêve espoir nous est semblable !
D'où vient ce mal ?


"Nous habitons un monde interprété par d’autres où il nous faut prendre place."
Boris Cyrulnik

Tout ceci n'est qu'un rêve, noir, ou sombre.
Ma vision s'accoutume maintenant à cette lumière étrange
et je m'aperçois qu'en fait, je ne sais pas grand chose !
Dans mon rêve, les fourmis rongaient le monde,
minuscules "choses" qui engloutissaient le savoir...
Peu importe... Je ne sais pas grand chose !

"L'ignorance vaut mieux qu'un savoir affecté."
Nicolas Boileau
Libellés :
Je rêve d'un autre monde...
Inscription à :
Articles (Atom)



