L i f e i s b e a u t i f u l

L i f e i s b e a u t i f u l
ce dont on manque

"Ce qu'on a pas, ce qu'on n'est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l'amour." Platon


ce dont on manque
ce dont on manque

ce dont on manque

mercredi 16 décembre 2009

Cachés...








Le secret

Sur le chemin près du bois
J'ai trouvé tout un trésor
Une coquille de noix
Une sauterelle en or
Un arc-en-ciel qu'était mort.

A personne je n'ai rien dit
Dans ma main je les ai pris
Et je l'ai tenue fermée
Fermée jusqu'à l'étrangler
Du lundi au samedi.

Le dimanche l'ai rouverte
Mais il n'y avait plus rien
Et j'ai raconté au chien
Couché dans sa niche verte
Comme j'avais du chagrin.

Il m'a dit sans aboyer :
« Cette nuit, tu vas rêver. »
La nuit, il faisait si noir
Que j'ai cru à une histoire
Et que tout était perdu.

Mais d'un seul coup j'ai bien vu
Un navire dans le ciel
Traîné par une sauterelle
Sur des vagues d'arc-en-ciel !


René De Obaldia










"Personne ne garde un secret comme un enfant."
Victor Hugo

mardi 15 décembre 2009

Une fleur...




Une fleur... pour une tendre fleur !
Bises K'line...:-)

"La fleur de l'illusion produit le fruit de la réalité."
Paul Claudel

lundi 14 décembre 2009

Un rayon vérité...









Eternel et éphémère

Nous nous offrions l’éternité.

Mes yeux ont la vue de ton regard, ensoleillé,
Tendre et doux sourire, je ne peux t’oublier ;
Les oiseaux se sont bel et bien envolés, loin,
Et la terre ne s’est point arrêtée de tourner ;
T’ai-je à nouveau aperçu dans l’œil de l’été,
Du printemps, dans un champ d’écoliers ?…
Bien des feuilles ont chantés les saisons, sont tombées,
Mais en vérité, souvent, tu m’as manqué ;
Parfois, face au soleil, enveloppé de clarté,
Vient s’éveiller sur mes lèvres comme un goût, sucré,
Saveur, caresse que je ne peux effacer ;
Nous avons échangé une fois, un regard, en mai,
Et avons vu deux enfants qui se souriaient !
Le temps s’est alors suspendu, comme figé ;
J’ai senti alors la douceur de ta main,
Désormais résignée, à ne point se lever ;
Mais mon coeur tape toujours, encore, à ma tête,
Et je me souviens à jamais de ton prénom ; Sylvette !










"L'oeil.
En lui, il y a l'âme, il y a l'homme qui pense, l'homme qui aime,
l'homme qui rit, l'homme qui souffre !"
Guy de Maupassant

dimanche 13 décembre 2009

Une fleur et un baiser...







Eternel et éphémère
...
Vérité.

Je me souviens de ton prénom dans cette clarté,
Fleur aux sentiments doux comme la rosée,
Contre toi, allongé, le menton dans l’herbe,
Ventre appuyé à la surface de la terre ;
Nous regardions le monde et sa lumière,
Infini offert à notre pensée, d’un même regard bleuté ;
Tu as prononcé quelques mots, syllabes d’amour osé
Et pris mon bras à ton cou pour écouter mes rêves !
Les yeux tournés vers le ciel doré, nous écoutions :
Battements de soleil aux parfums orangés,
Mélodie de chants d’oiseaux s’envoler,
Voir la terre tourner et nous, l’arrêter ;
Tes cheveux dans mes yeux m’ont suppliés,
Comme caresse, approcher nos lèvres pour un doux baiser,
Simple, à mon visage éclairé par ta lumière,
Je me souviens de ton prénom dans cette clarté
Comme simplicité et vérité,
Nous nous offrions l’éternité.













"Tant qu'il y aura des yeux reflétant les yeux qui les regardent ;
tant qu'une lèvre répondra en soupirant à la lèvre qui soupire ;
tant que deux âmes pourront se confondre dans un baiser,
il y aura de la poésie !"
Gustavo Adolfo Bécquer

samedi 12 décembre 2009

Lumière, clarté...






Lanterne en pleine lumière...


Eternel et éphémère

Regard tourné vers cette lanterne, rouge force de lumière,
Fleur de douceur, comme douce et tiède enfance,
Je me souviens de couleurs, parfums de sentiments framboises
Ecarlates et vifs comme passion et douleur ;
Un amour éclaire mon visage de sa douce lumière,
Chaleur de souvenirs au goût sucré et acide,
Clarté de pain d’épice et d’après-midis amusés,
Au soleil ton parfum s’évapore à mon nez ;
Je me souviens de ton prénom et tes cheveux,
Fils de soie effleurent mon front, mes joues,
Rire citron qui pétille et me pique vert anis...
Nous nous échappions en courant de l’école,
Ta main dans la mienne, vivre de moments éphémères

Avec force lumière envahissent maintenant mes pensées.
Ephémère devenu éternité, vérité,
Dans la lumière je retrouve ta clarté
Comme simplicité, je me souviens de ton prénom
Vérité.


...


"L'apparence requiert art et finesse ;
la vérité, calme et simplicité."
Emmanuel Kant

vendredi 11 décembre 2009

Une nouvelle porte !


Entrée du Palais de La Bahia à Marrakech


...Imaginer, penser, rêver à ce qu'il y aura demain,
alors que c'est encore aujourd'hui !...
L'avenir est pourtant en marche depuis longtemps...

"Il y a toujours dans notre enfance,
un moment où la porte s'ouvre et laisse entrer l'avenir."
Graham Greene

jeudi 10 décembre 2009

Un nouvel ailleurs...


Passage dans une rue de Chiusa di Pesio - Piemont italien


De portes en passages, j'avance...
Imaginer, penser, rêver à ce qu'il y aura demain,
alors que c'est encore aujourd'hui !


"L'avenir n'existe qu'au présent."
Louis Scutenaire

mercredi 9 décembre 2009

Pause "Nescafé" !

Un café... à Marrakech...!

mardi 8 décembre 2009

Un mur !





"L'amour est une catastrophe magnifique :
savoir que l'on fonce dans un mur, et accélérer quand même."
Frédéric Beigbeder

lundi 7 décembre 2009

L'oeil vers les cieux...





Bras tendus vers les nuages,
Pour implorer les cieux,
Pour écarter l'orage,
Des larmes plein les yeux ;

Dernières feuilles, pages
D'écriture pour saison,
Je pleure mon âge ;
Partir sans raison










Comme flotte en surface,
Pour un nouvel exode
Je cherche ma place
Va, viens, tourne et rôde ;

L'automne est terminé !
Dois-je encore survivre
Aller et continuer ?
Mais déjà tu me livres...

La pluie tombe et me chasse,
Moi, feuille de mon arbre,
Tu m'oublies et m'effaces
Froid comme marbre ;








Voile, nuages d'hiver,
Se ferment à mon oeil
A mon simple univers
Suis-je dernière feuille ?

Toi, mon seul arbre
J'attends la saison
Enfin, sortir mon sabre
Me battre à l'horizon :

Du printemps je rêve !
Mais dans cet exode,
Il n'y a point de trêve
Entendras-tu mon ode ?








"L'oeil...
Tout l'univers est en lui,
puisqu'il voit, puisqu'il reflète."
Guy de Maupassant

Escargots !






Trois escargots

J’ai rencontré trois escargots
Qui s’en allaient cartable au dos

Et dans le pré trois limaçons
Qui disaient par coeur leur leçon.

Puis dans un champ, quatre lézards
Qui écrivaient un long devoir.

Où peut se trouver leur école ?
Au milieu des avoines folles ?
Et leur maître est-il ce corbeau
Que je vois dessiner là-haut
De belles lettres au tableau ?

Maurice Carême


"L'homme est comme l'escargot :
le chemin qu'il doit prendre pour arriver jusqu'à lui-même est tortueux."
Stanislaw Jerzy Lec

Une photo... sans cible !




Une simple marguerite sauvage pour dire au visiteur qui passe par ici...
" Tu ne connais pas encore "Photosanscible" ?... et la galerie de photos de Clo ?
Mais alors... que fais-tu ici ?...:-)
Clique donc et cours-y vite ! "...

dimanche 6 décembre 2009

L'oeil dans l'eau...





Mon oeil voit les choses, simple ;
les feuilles se balancent au gré du vent,
ce minuscule escargot, en équilibre,
le reflet du ciel dans le ruisseau ;
et pourtant, mon regard n'a de cesse
de voir au-delà des apparences
le beau, le laid,
ce que mon oeil ne voit pas !









Il pleure dans mon coeur

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !

Paul Verlaine (1844-1896)
Romances sans paroles








La nature s'accorde-t-elle à mes sentiments,
ou est-ce moi qui la transforme à ma convenance ?












"L'oeil, songez à lui.
Il boit la vie apparente pour en nourrir la pensée.
Il boit le monde, la couleur, le mouvement, les livres, les tableaux,
tout ce qui est beau et tout ce qui est laid,
et il en fait des idées."
Guy de Maupassant

samedi 5 décembre 2009

Ailleurs...


Derb Abdellah Ben Hssaine ( Bab Laksour ) - Marrakech


Une porte, un passage, pour aller ailleurs...
Une mobylette rouge, un homme et une enseigne bien connue.
Qu'il y a-t-il dans cette rue ?


"Tant de mains pour transformer ce monde,
et si peu de regards pour le contempler !"
Julien Gracq

vendredi 4 décembre 2009

Un parfum d'ailleurs (bis)...


Place Jemaa el Fna - Marrakech


"Les hommes en blanc" discutent tranquillement
et ne semblent pas s'occuper de ce qui se passe autour d'eux !
Vous sentez cette bonne odeur de boeuf grillé aux épices ?...
Hé bien, moi non plus ! ! !...:-)

jeudi 3 décembre 2009

Un parfum d'ailleurs...


Peinture murale - Essouira ( Maroc )


Ne pouvant rien "humer" because enrhubé...
cette peinture que j'ai photographié sur un mur de la médina d'Essaouira
m'appelle vers des parfums, des senteurs exotiques, d'un ailleurs chaud, tranquille !
Je vous laisse apprécier le travail de ce peintre inconnu...
Et vous, y partiriez-vous, justement, ailleurs ?...:-)

mercredi 2 décembre 2009

Seul vers les bois...





La clarté du soleil baisse, tranquillement, en cette fin d’après-midi !
Perdu, le hameau vers les bois s’apaise dans sa solitude,
loin, dans les montagnes où personne ne vient le déranger ;










Chaque chose a son histoire et la raconte à qui veut bien l’entendre.
Assis contre l’arbre, on peut écouter en prêtant son oreille
les chèvres et leur son de cloche, le bruit sourd des sabots contre le sol,
le rire de quelques hommes qui rentrent de la forêt, épuisés,
la femme criant après le chat voleur qui s’enfuit,
le portail, lourd, qui grince et se ferme pour ce soir,
un homme, loin dans la vallée, coupant du bois avec sa hache ;
Il est l’heure de rentrer pour allumer le feu et se chauffer.







Hameau de Tetti Sotani - Pradeboni


Loin, dans ce hameau, vers les bois, il n‘y a que calme et sérénité…
Chaque chose a son histoire, comme ce hameau, maintenant déserté
et l’essentiel, c’est peut-être ça : regarder, écouter et parler !



"Quand on ne ressemble pas aux autres,

on ne leur plaît pas."
Marie-Claire Blais

mardi 1 décembre 2009

Parfum d'amour...


Sous les arbres de décembre - Pradeboni ( Piémont italien )

Une simple poésie de printemps
D'amour, en ce jour de décembre...



Sous les arbres

Ils marchaient à côté l'un de l'autre ; des danses
Troublaient le bois joyeux ; ils marchaient, s'arrêtaient,
Parlaient, s'interrompaient, et, pendant les silences,
Leurs bouches se taisant, leurs âmes chuchotaient.

Ils songeaient ; ces deux coeurs, que le mystère écoute,
Sur la création au sourire innocent
Penchés, et s'y versant dans l'ombre goutte à goutte,
Disaient à chaque fleur quelque chose en passant.

Elle sait tous les noms des fleurs qu'en sa corbeille
Mai nous rapporte avec la joie et les beaux jours ;
Elle les lui nommait comme eût fait une abeille,
Puis elle reprenait : "Parlons de nos amours.

"Je suis en haut, je suis en bas", lui disait-elle,
"Et je veille sur vous, d'en bas comme d'en haut."
Il demandait comment chaque plante s'appelle,
Se faisant expliquer le printemps mot à mot.

O champs ! il savourait ces fleurs et cette femme.
O bois ! ô prés ! nature où tout s'absorbe en un,
Le parfum de la fleur est votre petite âme,
Et l'âme de la femme est votre grand parfum !

La nuit tombait ; au tronc d'un chêne, noir pilastre,
Il s'adossait pensif ; elle disait : "Voyez
"Ma prière toujours dans vos cieux comme un astre,
"Et mon amour toujours comme un chien à tes pieds."

Victor Hugo



"L'amour fait songer, vivre et croire
Il a pour réchauffer le coeur
Un rayon de plus que la gloire,
Et ce rayon, c'est le bonheur."
Victor Hugo

lundi 30 novembre 2009

Profumo di bosco...






Fin d'automne à Pradeboni - Piemont italien


Odeurs de fumée, nuages,
Le ciel touche les toits
L'automne s'en va, d'un pas
Léger, tel une plume,
Comme cet oiseau chante,
Seul dans le village ;
Pas un bruit, juste une rumeur
D'un froissement d'eau,
Comme feuilles séchées
Au parfum de pins ;
Bientôt la veillée...


"Notre langage ne vaut rien pour décrire le monde des odeurs."
Patrick Süskind