L i f e i s b e a u t i f u l

L i f e i s b e a u t i f u l
ce dont on manque

"Ce qu'on a pas, ce qu'on n'est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l'amour." Platon


ce dont on manque
ce dont on manque

ce dont on manque

samedi 30 juin 2012

Tourner la page...

... et ne pas oublier...
Charnière
Photo Duric ( Charnière - 20 mai 2012 )



"On n'oublie rien de ce qu'on veut oublier :
c'est le reste qu'on oublie."
Boris Vian



L'expression populaire dit :
Tourner la page !
Pour ma part je préfère ranger,
Mettre de côté, essayer d'oublier...
Comme lorsqu'on range dans un placard !
J'ai toujours peur qu'avec du vent,
Des caprices ou les remous de la vie,
Les pages s'envolent, s'agitent,
Que la page tournée s'affiche,
Et comme une feuille tourbillonne
Vienne avec le vent se coller à la figure
Apparaissant soudain à la mémoire
Alors qu'on ne s'y attendait plus !

A quoi ça sert de parler d'un passé douloureux ?
Se faire mal, se rappeler, exorciser ?
Finalement, je ne sais pas !
Comment comprendre ce qui a traversé la chair,
S'est faufilé dans le corps et dans le sang,
Pour finir dans la mémoire et sur la langue
De celles ou ceux qui ont subi le regard de la folie ?
Chacun débarque avec son histoire,
Son langage, son texte, ses mots
Et nous tentons d'entremêler les pages,
Chapitres et paragraphes pris au hasard,
Pour élaborer ensemble une voix, des sons,
Ce qu'on appelle communiquer !

Mon oubli à moi est dans un placard,
Comme celui où on m'a enfermé enfant ;
Je m'appuies de tout mon corps contre la porte,
Et je l'entends crier, hurler à l'intérieur...
Il n'en sort plus, certainement épuisé, fatigué,
D'avoir sans cesse l'obligation d'y retourner ;
Je crois bien qu'il a fini par avoir peur du noir !
Alors je vis avec cette histoire bizarre
Et le passé lui continue à être dans l'oubli,
Définitivement effrayé par la nuit !

C'est peut-être ça à chacun notre histoire :
Ce qui est mis de côté, rangé quelque part,
Et dont on ne voit pas ce qui est dans l'oubli.
A chacun sa chambre et ses rangements !
Il vaut mieux y laisser là-bas, très loin,
Les sombres moments de son histoire...
Et puis finalement, question pratique,
C'est trop compliqué de trimballer des placards,
C'est trop lourd, encombrant, et ça fait du bruit !
Je viens comme je suis et c'est pas plus mal...

Ce que je veux dire ici,
C'est qu'à trop montrer ses blessures,
Les autres peuvent croire que c'est pour en pleurer,
Se faire aimer ou essayer d'apitoyer !
En fait, dire, écrire, exprimer, c'est aussi essayer,
Se donner la chance d'exister tel qu'on est...
Et tant pis si les autres n'ont pas compris !
Chacun sait la voie qu'il doit emprunter
Pour parler avec ses mots, sa voix,
Alors qu'au loin, le passé hurle dans un placard !

Mais de tout ça, personne n'en sait rien...
Chut... c'est un secret !



"Mon âme a son secret,
ma vie a son mystère."
Alexis-Félix Arvers

vendredi 22 juin 2012

Hypocrisie...

... ou hypocrite ?
alyssa Photo Nath Ziem ( Alyssa - novembre 2006 )



"Savoir écouter son coeur, suivre ses intuitions,
faire confiance à sa propre sagesse."
Anonyme



Renversement de situation,
De sentiments et d'émotion...
J'ai une boule à l'estomac ;
Un noeud serre mes entrailles,
Etouffe ma respiration,
Etrangle mes horizons...

Nourri par tant de haine
Alors que je pensais m'alimenter
De ta tendresse, d'intentions,
Douces, sincères, véritables...
Toute cette nourriture pèse,
Remonte au bord des lèvres,
Brûle mon oesophage !
C'est un acide amer
Vert comme de la bile
Qui coule sur ma colère ;
Je t'avais accordé ma confiance,
Et tu me trompes, me trahis, m'assassines !

Cet amer est à vomir,
Tes paroles sont coups de poings,
Tes silences sont des gifles ;
La flamme s'est éteinte,
De ton regard j'étais séduit.
Tes yeux sont maintenant éteints,
Mauvais, petits et vides...
Il n'y a plus rien qui m'étreint !

Pourquoi me laisser seul,
Je me noies dans ton oubli...
Oublie-moi donc,
Laisse-moi, pars, fuis ;
Je suis capable du pire !
Ma vengeance sera terrible...
Mon appétit est dans la haine,
Comme toi ! Tu me l'as appris.
Je ne savais pas qu'existait cette maladie,
Cette peste invisible, ce virus,
Ce mépris appelé anorexie !
Car c'est bien là le problème :
La pauvreté des sentiments,
Je l'appelle désormais ainsi !

Arrête donc de t'observer,
A travers moi, mes yeux et mon regard...
Je ne pourrais t'idôlatrer,
Bien que c'est ça que tu souhaites à mon égard !
Cette graine n'a pas germé ;
Désolé, tu es à gerber !

Alors maintenant, va-t-en,
Sors de ma vie et de mes pensées.
Tu n'auras pas à fuir ni à mourir
Puisque mon corps s'est vidé,
De tes intentions perfides,
De ta perversion et de ta vie !

Finalement, je crois que c'est mieux ainsi...
Tout ne sera jamais véritablement fini
Mais je sais que pour toi c'est terminé...

Adieu !
J'ai failli croire au pire à ton amitié...



"L'hypocrisie se cache parfois
sous la franchise du regard."
Adolphe Brassard